Camille Cottier

Née en 1990 à Paris. 

Diplômée des beaux Arts d’Angers en 2013, elle vit et travaille à Paris.

La réalisation des bonshommes, part d’un travail instinctif qui s’est révélé être obsessionnel. 

Ils ne sont pas la pour parler d’un évènement précis,  ils seraient plutôt une accumulation d’émotions, d’angoisses, de peurs mais aussi de paix et d’espoirs. Ils peuvent témoigner d’une société contemporaine mais  ils semblent également porter le poids d’un passé chargé. Ils sont mon défouloir. Ils prolifèrent, se superposent, s’accumulent  mais ne sont pas concernés les uns par les autres ; ils ne se regardent pas entre eux, ils s’adressent à nous. Ils nous interrogent. Qui sommes nous, que fait on ? . Nous sommes en quelque sorte les spectateurs de notre public.  Le positionnement frontal des personnages souligne cette dualité entre le spectateur et le dessin.

 Leur visage pourrait aussi bien être celui d’une femme ou d’un homme. Ils ne semblent pas avoir d’âge non plus. Ni enfant, ni vieillard ils semblent connaître aussi bien le passé que le futur. L’absence de poils et de cheveux renforce ce questionnement identitaire. Lisses, similaires mais pourtant pas identiques.

Les bonshommes, sont ensemble, en groupe, ils représentent une masse, une communauté. Pourtant il y a une chose que je n’arrive pas à savoir, s’agit il d’une communauté individualiste, figée et inquiète ? Ou au contraire d’une sorte de famille très unie, sereine et calme ?   Je me demande si ces observations  ne seraient pas plutôt une remise en question sur notre fonctionnement, notre mode de vie.

La sensation de masse est représentée par l’accumulation, la superposition des personnages. « Ils sont les uns sur les autres ». C’est à ce moment que l’aspect de motif apparaît. Le personnage se répète, indéfiniment. Il se répète  jusqu’à saturation, jusqu’à définir le format. Rien n’est décidé avant.  A force de se répéter le personnage devient motif. Il a le pouvoir du caméléon : Il se fond et se dissout dans son propre univers, jusqu’a presque disparaître a certains endroits. Parfois on ne le voit presque plus mais il est bien présent. Il est un motif qui se cache parfois mais nous fixe toujours.

Un commentaire

  1. […] Camille Cottier travaille la question de la représentation du corps et les questions d’identité. […]

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