Camille Cottier travaille la question de la représentation du corps et les questions d’identité.
La réalisation des bonshommes part d’un travail instinctif qui s’est révélé être obsessionnel. Ils ne sont pas là pour parler d’un évènement précis, ils seraient plutôt uneaccumulation d’émotions, d’angoisses, de peurs mais aussi de paix et d’espoirs.
Ils peuvent témoigner d’une société contemporaine mais ils semblent égalementporter le poids d’un passé chargé. Ils ne se regardent pas entre eux, ils s’adressent à nous. Ils nous interrogent. Qui sommes nous, que fait on ? Nous sommes en quelque sorte les spectateurs de notre public. Le positionnement frontal des personnages souligne cette dualité entre le spectateur et le dessin.