DDESSIN-2020

Bertrand Flachot

Au fil du temps et des expériences son trait s’est transformé en un tissage mouvant toujours en renouvellement, toujours en extension. Ce geste sans fin devient dès lors la dimension fondamentale du dessin dont le seul motif est son propre vagabondage, par delà tous les supports possibles, en un « continuum comme un murmure, qui ne finit pas, semblable à la vie, qui est ce qui nous continue, plus important que toute qualité ». Emergences-résurgences, Henri Michaux. 

Bertrand Flachot Dossier & oeuvres Ddessin 2020

Marc Molk

les calligrammes de Marc Molk, mettent en formes des textes souvent classiques, parfois en jouant d’une forme d’humour mais souvent en faisant prendre à la forme du dessin le contre-pied du texte. La finesse de leur réalisation place le spectateur-lecteur dans un double rapport de réception de l’oeuvre. Difficilement lisibles dans les faits malgré la clarté des mots formés mais du fait de la complexité des formes et de la petitesse de l’écriture, le texte à lire est tout de même « là », devant nous, « à lire », à interpréter autant qu’à regarder. Les calligrammes de Marc Molk opèrent à la fois une dissociation et une fusion de deux ordres, l’ordre raconté et l’ordre montré. Chaînon manquant entre l’écriture et la forme, le langage et l’image, ils abolissent cette barrière et démontrent combien l’écrivain et le plasticien ne forment qu’un seul et même artiste, interlope et parfaitement cohérent à la fois. 

Marc Molk, Dossier & oeuvres. Ddessin 2020

Camille Cottier

La réalisation des bonshommes, part d’un travail instinctif qui s’est révélé être obsessionnel. Ils ne sont pas la pour parler d’un évènement précis, ils seraient plutôt une accumulation d’émotions, d’angoisses, de peurs mais aussi de paix et d’espoirs. Ils peuvent témoigner d’une société contemporaine mais ils semblent également porter le poids d’un passé chargé. Ils sont mon défouloir. Ils prolifèrent, se superposent, s’accumulent mais ne sont pas concernés les uns par les autres ; ils ne se regardent pas entre eux, ils s’adressent à nous. Ils nous interrogent. Qui sommes nous, que fait on ? . Nous sommes en quelque sorte les spectateurs de notre public. Le positionnement frontal des personnages souligne cette dualité entre le spectateur et le dessin. 

Camille Cottier,
Dossier & oeuvres. Ddessin 2020

Publié par galeriemargueritemilin

Galerie d 'art contemporain- 11 rue Charles François Dupuis 75003 Paris

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