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/Apporter de la lumière aux jours sombres/ SARAH TOUCHE

EXPOSITION DU 5 AVRIL AU 11 MAI

Crédit photos @Elena Groud

Ciel bleu, lever du soleil , terre vierge, notion d’infini.

Empreinte de l’homme sur la terre . 

Sol piétiné, usé pour laisser transparaitre qu’une surface plastique. 

Notion de consumérisme.

Geste collectif et mondial

Lever de soleil fraternel, tout le monde devient acteur.

Moment particulier de partage porteur d’espoir, 

tout renouveau est possible.

Telle une Sonnette d’alarme, voici la grande thématique que l’artiste Sara Trouche nous invite à explorer ensemble à travers son exposition. 

VUE DE L’EXPOSITION

Le choix des matières (Terre, plastique, coriandre , bronze ),  la couleur bleue en prédominance (Espoir, ciel, mer, terre, plastique)  et la lumière ( variance, espoir, croyance, renouveau) utilisé par l’ artiste on tous un sens bien précis dans notre société et notre inconscient.

VERNISSAGE

Crédit photos @Elena Groud

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/Voyage dans l’intime de La Femme/ FREDERIQUE BARRAJA

Dans le cadre de la journée de la femme il a semblé comme une évidence pour la galerie Marguerite Milin, qui représente plusieurs artistes Françaises aux travaux engagés autour de la thématique du corps et de la femme,  d’exposer  la photographe  Frédérique Barraja.

« Avec le recul, je me rends compte que mon travail a toujours été axé autour de la femme ».
Frédérique Barraja, travaille autour de l’intime, sans jamais être impudique, elle essaie de briser les tabous. Libérer la parole grâce à ses photos drôles et touchantes.

Pour cette exposition deux thématiques sont abordées. Chacune inspirée à la photographe, par des expériences personnelles.

Suite à un déboire amoureux, née le projet « Fuck you Kris », s’amusant du regard des hommes sur la femme après les fatidiques 40 ans »

Le plaisir solitaire est aussi à l’honneur, une femme en 2019 peut enfin assumer se satisfaire elle même?

Série Fuck You Kris


Les Branleuses


Vernissage

Vue de la galerie

F


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Nuit Blanche 2018

Nuit Blanche 2018

Samedi 6 Octobre de 18H à 3H00 du matin
place du marché Saint Matin 75010

Avec YANN PAOLOZZi & une Performance de ZOÉ DUCHESNE

Nuit Blanche Yann PAolozzi

La veillée Nocture de YANN PAOLOZZI

Cette installation se présente, comme une veillée nocturne d’enfants qui se retrouvent place du marché Saint Martin 75010.

Ils sont livrés à eux-mêmes, sur une planète sans adulte, qui serai à nos yeux différente.
Chacun, aurai une tâche à lui bien définie, dans leur petite communauté: Une mini société se forme ou se reforme.
Ils n’ont aucune notion du temps passé ni présent et non aucune culture.
Ils sont là, et c’est tout !
Cette mise en scène se compose de plusieurs sculptures d’enfants en plâtres, tissus et autres matériaux, dans des poses différentes.
Enfin, cette installation, nous laisse réfléchir sur notre condition sur la terre, entre ce que l’on y fait et ce que l’on est .

Performance « Le Cercle Vicieux » à 21H00

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Zoé Duchesne & mapli_le_demon
Zoé Duchesne lors de la Nuit Blanche ce samedi 6 octobre à 21h en collaboration avec le chanteur Ivoirien @mapli_le_demon présente la performance poupée qui aura lieu sur la place de marché Saint Martin située juste en face de la galerie Marguerite Milin ( 46 rue Château d’Eau 75010) au cœur de l’installation « veillée Nocturne » de l’artiste Yann Paolozzi
La galerie sera ouverte donc vous pourrez en profiter pour voir l’exposition Poupée. 💋

 

 

 

 

 

performance Zoé cercle V

 

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Atelier peinture animé par Benjamin Spark

Un Grand merci à Benjamin Spark  et aux Editions Cercle d’ Art !

Après ce succès la Galerie Marguerite Milin organisera durant l’année, différents ateliers pour les enfants, orchestrés par les artistes.

Prochain ateliers sur réservation le samedi 7 avril et le samedi 5 mai de 15H à 16H avec l’ artiste Marie Serruya.

 

 

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Exposition du 13 mars au 1er avril / Soupçon de provocation/

 

La Galerie Marguerite Milin & Les Editions Cercle D’ Art

Présentent
 
/ Soupçon de provocation /

Retrouvez de rares sérigraphies, digigraphies, aquagravures

de 

ERRÓ — KLASEN — KONGO — SPARK

Artistes édités par les Éditions Cercle d’Art

 

KRAKEN

Dessins et lithographies inédits

ALCMEA architectes

Pièces de design inédites

CALENDRIER
  • Mardi 13 mars_19h00 / 21h30        
    Vernissage officiel en présence d’ALCMEA & KRAKEN

 

  • Vendredi 16 mars 19h30/ 22h         Soirée funk avec SPARK

 

  • Samedi 17 mars 10H30 /12H30       Atelier enfants dirigé part SPARK
  • (sur réservation)

R S V P : galeriemargueritemilin@gmail.com

A priori, la rencontre entre la maison d’édition fondée par Pablo Picasso il y a presque 70 ans et qui a publié les plus grands artistes internationaux, et une jeune agence d’architecte parisienne, était improbable.

Elle a été rendue possible par la volonté de Marguerite Milin, qui a conçu son nouvel espace du 10è arrondissement de Paris comme un lieu de rencontre entre l’art et le design. Une façon innovante, métissée de voir la galerie qui se manifeste par ce dialogue hors des sentiers battus entre la fonction et la forme installative.

Plusieurs artistes édités par Cercle d’Art occupent les murs et l’espace au complet. Erro a réalisé des sérigraphies et des estampes inédites pour l’occasion, Peter Klasen présente des aquagravures originales imaginées comme des pièces uniques, Kongo confie deux rares multiples, Benjamin Spark a édité spécialement une digigraphie exceptionnelle, et Kraken donne à voir dessins originaux et estampes en noir et blanc rarement exposées jusqu’ici.

Montrer les multiples d’artistes majeurs de la figuration narrative à côté de ceux qui témoignent des nouvelles tendances, issus de la bande dessinée ou du street art, avec leur esprit frondeur va certainement interpeller les visiteurs. Comme un état du livre d’ Art de l’estampe et de leur diversité à l’instant T.

Au sol, le public pourra découvrir en regard les premières pièces de mobilier jamais réalisées par Alcmea architectes, tenant d’une ligne claire, épurée et sans concession dans le paysage urbain contemporain sursaturé.

A travers ce projet qui comprend des rencontres avec les artistes et les créateurs, les enfants vont pouvoir participer à l’élaboration d’oeuvres, et les gens vont découvrir la magie particulière de l’estampe. L’ambition de cette exposition est de rapprocher le grand public d’un art accessible et de l’inviter à venir dialoguer avec les artistes et à se familiariser avec le livre d’ Art.

 

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25 février Finissage Zoé Duchesne

Surtout à ne pas rater !

finissage de l’exposition « Je chie, donc je suis » Raffy

11 rue Lalande 75014 Paris

14H00 -18H00

Curatrice Nina Sales

RAFFY INSIDE

« L’art est une chose beaucoup plus profonde que le goût d’une époque. »

-Marcel Duchamp

 

nicolas bedos

 

Zoé DUCHESNE est une artiste québécoise, mannequin internationale pendant plus de 15 ans. Elle vit et travaille à Paris. En 2008, elle adopte un petit Jack Russel et le nomme « Raffy ». Elle découvre ainsi « l’amour inconditionnel » et le sens créatif pur, instinctif. Pour Raffy, il est primordial de créer, des sols aux murs. Une démarche qui nous mène à une sémiosis importante. Un chien peut-il être artiste ? L’’instinct n’est-il pas la source originelle de toute forme d’intelligence ? Cette conscience absolue connecte l’artiste aux interrogations fondamentales de notre société, ses tabous, ses vérités…

L’universalité inhérente à l’art de Raffy s’applique à toutes les formes de réfexions et tous les champs de la pensée philosophique, de l’histoire de l’art et des sciences sociales. Que son œuvre provoque amour ou rejet, elle existe et revendique : un excrément minutieusement apposé sur un mur. Une œuvre-signature ? Un graffti ? Une coulure ? Une giclure ? Sa production est réalisée à l’aide de ses besoins essentiels et exposée comme l’œuvre d’un génie, libre, autotélique, s’épanouissant dans sa phase créative et non ce qui s’en suit. Cette suite défnie par l’homme bien-pensant.

La subversion, la pureté et l’humilité qui caractérisent le processus de création de Raffy est un présent, offert au monde et ses hommes. Ceux-là qui se corrompent, se confondent, sont confus ou ne chient pas assez. « L’art c’est de la merde » ? Vraiment ? Ces merdes qui se veulent des pépites d’espoir et d’humanité.

Nina Sales, curatrice de l’exposition. 

 

RAFFY 01

“Certains peintres transforment le soleil en un point jaune ; d’autres transforment un point jaune en soleil.” -Picasso

RAFFY 02

https://www.theartblog.org/2018/02/zoe-duchesnes-aesthetics-of-failure-at-galerie-inside-art/

 

 

 

 

 

 

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/ Généalogie / Mihael Milunovic

Politique, sociologie, idéologie, histoire, littérature, cinéma, psychologie, représentation de fantasmes, pseudo mythologies irrationnelles…Voici les domaines d’intérêt de l’artiste plasticien et sculpteur Mihael Milunovic. Cherchant à révéler le sens caché des objets, à créer des ensembles visuels complexes, à mettre en question la réception du spectateur.

le travail de Milunovic se distingue par sa méthode et son formalisme. Connu pour son approche qui s’entremêle avec des références politiques, historiques et culturelles, Mihael Milunovic place des produits de consommation coûteux – symboles séduisant du statut social présent tant dans la vie quotidienne que dans les médias – dans des situations insolites, irritantes, troublantes, qui détourne leur fonction initiale et attribue une aura idiosyncratique à ces derniers. En accentuant et intensifiant les caractéristiques insolites, Milunovic fait allusion aux fonctions possibles des objets.

Les figures représentées sont des personnages créés par l’artiste, distinguable selon la forme de leur tête : shit-heads, diamond-heads, slime-heads, strato-heads. Ces personnages servent de leurre aux êtres humains. Ils sont placés dans des environnements familiers aux êtres humains pour permettre au spectateur humain d’acquérir une certaine distance de l’environnement qu’il perçoit et reconnaît en regardant le tableaux. Ces personnages sont des outils sémiotiques employés par l’artiste pour pouvoir transmettre son message et la signification de l’œuvre au spectateur. L’idée des généalogies naît d’une réflexion sur la progression inversée de l’idée.

Celle-ci peut être tant formelle qu’iconologique : analyse du rapport entre différentes familles, médiums et techniques  d’œuvres. Appliquée comme une science dure – telle que la chimie ou la biologie –, l’intérêt est de comprendre l’accouplement de différentes strates au sein d’une même hiérarchie, qui par conséquent donne naissance à des nouvelles formes de structures.

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/ Weekend à Serbonne / Arnaud Pyvka

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pages arrachées dans un magazine,
photocopies,
ciseaux,
bougainvillier sur papier glacé,
fleurs de lys,
Marie Claire Italie,
un fond jaune,
des bras,
des couleurs comme sur un puzzle,
GQ USA,
colle UHU,
un exacto à lame rotative,
un chat sur une commode,
Missy Raider et Daga Ziober,
des formes rouges et bleues,
une station de ski,
Air France Madame et Wall Paper,
une jeune femme en robe lamé rouge,
Julia Banas s’endort,
une couverture de livre toilé déchirée,
Natasa Vojvonic et Niki Trefilova,
des typos dans tous les sens,
une maison peut-être à Ibiza,
à Serbonnes,
mauvaise reproduction,
des yeux vidés, détourés, ciel bleu,
collages.

DDESSIN-2020

Bertrand Flachot

Au fil du temps et des expériences son trait s’est transformé en un tissage mouvant toujours en renouvellement, toujours en extension. Ce geste sans fin devient dès lors la dimension fondamentale du dessin dont le seul motif est son propre vagabondage, par delà tous les supports possibles, en un « continuum comme un murmure, qui ne finit pas, semblable à la vie, qui est ce qui nous continue, plus important que toute qualité ». Emergences-résurgences, Henri Michaux. 

Bertrand Flachot Dossier & oeuvres Ddessin 2020

Marc Molk

les calligrammes de Marc Molk, mettent en formes des textes souvent classiques, parfois en jouant d’une forme d’humour mais souvent en faisant prendre à la forme du dessin le contre-pied du texte. La finesse de leur réalisation place le spectateur-lecteur dans un double rapport de réception de l’oeuvre. Difficilement lisibles dans les faits malgré la clarté des mots formés mais du fait de la complexité des formes et de la petitesse de l’écriture, le texte à lire est tout de même « là », devant nous, « à lire », à interpréter autant qu’à regarder. Les calligrammes de Marc Molk opèrent à la fois une dissociation et une fusion de deux ordres, l’ordre raconté et l’ordre montré. Chaînon manquant entre l’écriture et la forme, le langage et l’image, ils abolissent cette barrière et démontrent combien l’écrivain et le plasticien ne forment qu’un seul et même artiste, interlope et parfaitement cohérent à la fois. 

Marc Molk, Dossier & oeuvres. Ddessin 2020

Camille Cottier

La réalisation des bonshommes, part d’un travail instinctif qui s’est révélé être obsessionnel. Ils ne sont pas la pour parler d’un évènement précis, ils seraient plutôt une accumulation d’émotions, d’angoisses, de peurs mais aussi de paix et d’espoirs. Ils peuvent témoigner d’une société contemporaine mais ils semblent également porter le poids d’un passé chargé. Ils sont mon défouloir. Ils prolifèrent, se superposent, s’accumulent mais ne sont pas concernés les uns par les autres ; ils ne se regardent pas entre eux, ils s’adressent à nous. Ils nous interrogent. Qui sommes nous, que fait on ? . Nous sommes en quelque sorte les spectateurs de notre public. Le positionnement frontal des personnages souligne cette dualité entre le spectateur et le dessin. 

Camille Cottier,
Dossier & oeuvres. Ddessin 2020

NUIT BLANCHE 2020

Musée des Art & métiers-Paris

Après le succès de l’édition passée, le musée des Arts et Métiers travaille avec la Galerie Marguerite Milin pour animer en couleurs la façade monumentale d’une manière inédite.

Sur une invitation de Marie Laure Estignard et d’ Asia Ruffo Di Calibra, une idée de Sarah Trouche, un cadavre exquis autour de la lanterne magique, oeuvre à trois mains du collectif Winter Story in The Wild Jungle avec la Galerie Marguerite Milin.

1000 dessinsréalisés pour l’occasion par Mia Brenguier et  Samson Contompasis animés par Anne Chpakovski​, sont projetés sur la façade du musée.

La lanterne magique

La lanterne magique est l’ancêtre des appareils de projection et particulièrement du projecteur de diapositives. Inventée au XVIIIe siècle par le père Athanase Kircher en Allemagne et par le père De Châle en France, elle permet de projeter des images peintes sur des plaques de verre à travers un objectif, éclairé à la lumière d’une chandelle ou d’une lampe à huile. Après plusieurs appellations successives, elle est nommée « lanterne magique » par le jésuite Francesco Eschinardi en raison de la fascination que ces images exercent sur le public.

Le collectif Winter Story In The Wild Jungle

Le collectif propose aux visiteurs amateurs d’art ou néophytes à faire un geste artistique. Pour reprendre la phrase de Paul Klee, « l’Art rend visible » : la compagnie a pour objectif de donner la parole à toutes les générations confondues afin de prendre position par leur corps dans un territoire donné. Favoriser une réappropriation et une réconciliation entre un groupe de population, une culture et une histoire communes dont nous nous écartons de plus en plus, est la démarche principale du collectif. Le collectif développe ainsi des créations aux formats hybrides, oscillant entre danse, performance, installation et film. Sensibiliser par des actions artistiques des enfants, adolescents, adultes et personnes non issus du milieu de l’art, participe à cette volonté de se réunir dans la construction d’une nouvelle histoire, empreinte de ses fondations, qui laisse à son tour une trace.

Après le succès de l’édition passée, le musée des Arts et Métiers travaille avec la Galerie Marguerite Milin pour animer en couleurs la façade monumentale d’une manière inédite.

ART-PARIS 2020 /Grand Palais

Soloshow de Sarah Trouche

Nommée Chevalier de l’ordre des Arts et des lettres en 2019 , Sarah Trouche est une artiste plasticienne française née en 1983 qui vit entre Paris et Bordeaux. Son travail s’articule autour de nombreux voyages et expéditions qui l’amènent à la rencontre de groupes allnt de la micro-société à des sociétés mondialisées. Elle y mène une réflexion critique qui révèlent les anomalies, les ambiguïtés et contradictions sociales et politiques qui s’y développent. Ses supports d’expression sont principalement la performance, la photographie et la vidéo. Son travail a intégré les collections de la JP Morgan, Sjberwin, Benenson collection , Mosquera collection, IADA fondation. 

« Apporter de la Lumière aux jours Sombres »2019

Message d‘espoir et action collective . Le même matin, le même jour, pas le même lieu mais le même soleil. 

Sarah Trouche a fait un appel sur les  réseaux sociaux  pour récolter des levers de soleil du monde entier, pris le même matin (action de se lever ensemble dans une dynamique commune). Au même moment, pieds nus, encrés dans la terre, elle captait en Ile de France ce même lever dans un miroir pour nous en renvoyer la lumière. Un temps prédéfini partagé ensemble, d’égalité, et de conscience de nos différences, de notre histoire.

Sur vingt-quatre heures elle reçut ces lever de Soleil venant des quatre coins du monde.

3 photos découlent de ce travail, elles fonctionnent ensemble ou séparément.

« Soleil » 2019

Dans la même démarche Sarah Trouche réalise les « Soleils ». Moulage d’une poitrine sur une surface chatoyante recouverte de cuivre, un matériau connu pour sa conductivité thermique, évoque l’idée solaire de renaissance, de ressource et d’énergie intérieure. Dans la spiritualité asiatique, l’acceptation de l’impermanence conduit à la liberté d’esprit, aux autres et à un monde perçu dans sa totalité. 

« Lune à l’autre »2020

En écho au travaux « Apporter de la Lumière aux jours sombre » et aux « Soleil », durant le premier confinement 2020, le 7 avril, Sarah Trouche à fait un appel sur les réseaux à l’occasion de la « super Lune » rose.

Elle propose à chacun  » que l’on prenne conscience que nos destins sont lié uniquement dans la tragédie de ce virus. » un diptyque en découle; « de lune à l’autre » ainsi que tout une série de « Lune ».

« Seule la femme qui gratte le sol semble totalement
étrangère à la folie des gens » 2019

Prenant acte de l’impact irréversible de l’activité humaine sur la constitution des sols, au point de le désigner par une nouvelle période géologique : l’ « anthropocène », de multiples penseurs se ré-intéressent à la figure profane de Gaïa pour penser la terre comme un « être vivant ». Gaïa s’oppose à la vision idéaliste d’une Nature perçue comme une entité qui se trouverait séparée de nous. Ce qu’expriment tous ces récits archaïques, c’est que nous sommes liés à l’ensemble des êtres vivants par la matière qui nous compose.Dans la mythologie grecque, Gaïa désigne la déesse de la Terre. Elle se caractérise par sa puissance à la fois destructrice et régénératrice. Le poète Hésiode en fait la maîtresse de sa cosmogonie, ou récit des origines. Il décrit l’ambivalence de cette « terre nourricière » et du « chaos primordial » duquel surgit et retourne toute forme, en un cycle de vie et de mort ininterrompu. 

Texte, Marguerite Pilven 

 » Cerceaux tressés  » 2020

La répétition, la ritualisation d’un geste est un aspect récurrent du travail performatif de l’artiste par lequel elle met en jeu sa capacité de résistance à la puissance d’un élément naturel (force du vent, froid), d’un environnement hostile ou dangereux. Cette radicalité du geste porte à la fois la marque de la détermination et de l’insoumission, mais également d’une folie de répétition où se protègent les plus vulnérables pour échapper à la folie des hommes. Les grands cerceaux de tresses brunes et châtains portent ce caractère ambivalent. Ils peuvent évoquer les travaux fastidieux de Pénélope échappant à l’angoisse d’attendre Ulysse par la récurrence d’un geste ; ou toute forme d’enfermement dans un mécanisme de répétition, entre aliénation et tentative de réparation. 

Texte, Marguerite Pilven

« Les échappées » 2018-2020

Animer une forme statique, sortir de la pesanteur de la matière, tel a depuis toujours été le déf des peintres et des sculpteurs. La science de la couleur – notamment l’incarnat – et celle du drapé a permis aux artistes d’insuffer du mouvement et de la vie à leurs figures peintes et sculptées. La série de bas-reliefs, L’échappée, a été réalisée à partir de corps de danseuses interrompus dans leurs mouvements. Elle revisite une tradition iconographique qui, du moulage en passant par le Saint-Suaire, a cherché à saisir l’énergie qui anime toute chose, par contact direct avec le vivant. L’empreinte, la couleur, l’animation de surfaces par la lumière ou le mouvement sont des composantes essentielles du vocabulaire plastique de Sarah Trouche. Souvent « épidermique », car situé à la jonction du dehors et du dedans, il accorde une importance toute particulière à la texture. Le grain et les tonalités des cuirs enveloppant les corps évoquent ceuxlui d’une peau dont ils semblent chercher à s’extraire, comme pris dans un mécanisme de mue. 

Texte, Marguerite Pilven

Action of Tetovo- Macedonoa 2012

En République de Macédoine, elle s’intéresse à la situation ubuesque de la ville de Tetovo dont la population est majoritairement albanaise et musulmane. Conjointement à la guerre et à l’éclatement de la Yougoslavie, la République de Macédoine proclame son indépendance en 1991. Tetovo l’albanaise se retrouve insérée dans le traçage des frontières macédoines. La ville, méprisée par les Macédoniens parce qu’elle est peuplée de « traitres », est littéralement délaissée.Les soldats engagés dans la guerre du Kosovo, aux côté de l’armée albanaise, sont considérés comme des mercenaires, des assassins, que le gouvernement macédonien contient dans une ville dont plus personne ne se souci. Leur existence est occultée, bloquée. Un isolement (sanitaire, social et politique) que l’artiste a souhaité mettre en lumière en collaborant avec une femme albanaise (Action for Tetovo – 2012).  Nue au sommet d’une montagne surplombant la ville. Sur son dos une femme, non voilée, dessine une cartographie personnelle de Tetovo, un plan symbolique marqué par la guerre et par la violence.Sur la peau, elle trace deux colombes faisant écho aux deux aigles présentes sur le drapeau albanais. Ensemble elles ont pris un risque (notamment celui de se faire lapider) pour dénoncer une situation inextricable.

Digging wishes South Korea_ Sarah Trouche 2012

À l’occasion de son premier voyage en Corée du Sud, Sarah Trouche pose l’inévitable question du rapprochement entre le Nord et le Sud. Elle se rend le long de la DMZ, une zone démilitarisée étendue sur quatre kilomètres qui sépare les deux territoires. Un no man’s land chargé de grilles, de barbelés et de murs, où viennent se recueillir les gens. Ils y déposent des rubans correspondant à des vœux ou bien des pensées symboliquement envoyées à leurs proches vivant de l’autre côté. En explorant les limites de cette zone ultra protégée, l’artiste découvre la frontière maritime. L’ouest de la Corée est sujet à de grandes marées qui génèrent de vastes territoires de boues. À marée basse, les deux pays sont quasiment connectés par la boue, sans qu’aucune frontière physique ne les sépare. Ces zones boueuses sont surveillées de près. Dans la boue sont disposées des ancres métalliques imposantes pour empêcher les bateaux d’accoster. 

L’artiste s’est discrètement introduite dans la boue afin de pouvoir se rapprocher le plus possible de la Corée du Nord. Elle y a enterré des rubans colorés afin qu’ils puissent réellement être récupérés par les habitants du Nord. Alors son corps est exposé, mis en danger, pour signifier une volonté commune de réunion. Le corps recouvert de boue apparait comme la jonction entre les deux rives. 

« Aido Wido » Institut Français de Cotonou, en collaboration avec le Centre  2019

Pièce en acajou et résine, réalisée lors d’une résidence au Centre, au Bénin, à Cotonoo.

Aido Wido, en Béninois représente l’arc en Ciel. Au pied de celui-ci le trésors serait la femme avec toute la symbolique  de la fertilité . Ce symbole vient s’encrer dans la terre, belle, précieuse et revoyant toute la lumière. Ont retrouve dans cette oeuvre deux thématiques chers à l’artiste, la femme et le territoire.

« DIDÉ » masque Gélede, Institut Français de Cotonou, en collaboration avec le Centre  2019

DIDÉ signifie littéralement élève toi en Yoruba. Ce titre renvoie au projet artistique protéiforme présenté par l’artiste Sarah Trouche : sa dimension poétique, politique et métaphorique. Sculptures inspirées de la tradition Gèlèdé (Sarah Trouche, Dide), appliqué révélant le regard des enfants sur leurs perceptions des femmes béninoises. 

Marc Molk DdessinParis

Avec ses calligrammes, Marc Molk met en forme des textes souvent classiques, parfois en jouant d’une forme d’humour mais souvent en faisant prendre à la forme du dessin le contre-pied du texte.

Camille Cottier DdessinParis

La réalisation des bonshommes, part d’un travail instinctif qui s’est révélé être obsessionnel.  Ils ne sont pas la pour parler d’un évènement précis,  ils seraient plutôt une accumulation d’émotions, d’angoisses, de peurs mais aussi de paix et d’espoirs. Ils peuvent témoigner d’une société contemporaine mais  ils semblent également porter le poids d’un passé chargé. Ils sont mon défouloir. Ils prolifèrent, se superposent, s’accumulent  mais ne sont pas concernés les uns par les autres ; ils ne se regardent pas entre eux, ils s’adressent à nous. Ils nous interrogent. Qui sommes nous, que fait on ? . Nous sommes en quelque sorte les spectateurs de notre public.  Le positionnement frontal des personnages souligne cette dualité entre le spectateur et le dessin.

 Leur visage pourrait aussi bien être celui d’une femme ou d’un homme, pourtant chacun possède un sexe masculin.  Ils ne semblent pas avoir d’âge non plus. Ni enfant, ni vieillard ils semblent connaître aussi bien le passé que le futur. L’absence de poils et de cheveux renforce ce questionnement identitaire. Lisses, similaires mais pourtant pas identiques.

Art-Paris / 10-13 SEPTEMBRE

SOLOW SHOW –SARAH TROUCHE

Nommée Chevalier de l’ordre des Arts et des lettres en 2019 , Sarah Trouche est une artiste plasticienne française née en 1983 qui vit entre Paris et Bordeaux. 

Son travail s’articule autour de nombreux voyages et expéditions qui l’amènent à la rencontre de groupes allnt de la micro-société à des sociétés mondialisées. Elle y mène une réflexion critique qui révèlent les anomalies, les ambiguïtés et contradictions sociales et politiques qui s’y développent.

Ses supports d’expression sont principalement la performance, la photographie et la vidéo. Son travail a intégré les collections de la Jp Morgan, Sjberwin, Benenson collection , Mosquera collection, IADA fondation.

 » La performance est un espace de recherche, conduit par des artistes qui travaillent à travers différentes disciplines mais aussi contexte et lieux. Constamment à la limite de la danse, vidéos, installation, sculpture et nouvelle formes émergentes trouvent en la performance le moyen d’inventer l’idée « de process », d’expériences et de présences, plus qu’une simple production de formes et d’objets. C est un art qui avant toute chose cherche à tester les limites du possible et du permissible. Et qui reste au plus prés de son contexte et de son public. La performance nous offre un espace formel et conceptuel pour questionner les relations entre les médiums et les publics. Dans mon travail le » process » est tout aussi important que l’objet fini et la mise en place de l’exposition est vue en terme de format. Je cherche à garder les choses en suspens et cette irrésolution me permet d’appréhender des rencontres avec les autres disciplines, architectures, philosophie et danse ; ainsi la collaboration devient essentielle car elle est productrice de signes et amène un niveau de complexité de compromis de débordements. Le travail devient imprévisible car mes performances n’ont jamais de scénarios prédéfinis. Elles cherchent à créer des déplacements, trouver un rythme, vivre une expérience. »

Interview Sarah Trouche

SOLEIL-Mère nourricière

Bas relief du Téton de l’artiste recouverts de feuille de cuivre. A haute dose ce métal est toxique. Mais bien dosé ses propriétés se révèlent positives. Symbole de la femme chez les égyptiens car conducteur, porteur d’électricité, porteur de vie. Rapport à la société mais aussi à la lumière , il change constamment suivant l’heure de la journée avec le reflet de la lumière. Le corps s’anime et prend vie. 

Le Moulage d’une poitrine sur une surface chatoyante recouverte de cuivre, un matériau connu pour sa conductivité thermique, évoque l’idée solaire de renaissance, de ressource et d’énergie intérieure. Dans la spiritualité asiatique, l’acceptation de l’impermanence conduit à la liberté d’esprit, aux autres et à un monde perçu dans sa totalité.

Texte, Marguerite Pilven

 

LES ÉCHAPPÉES

 Animer une forme statique, sortir de la pesanteur de la matière, tel a depuis toujours été le déf des peintres et des sculpteurs. La science de la couleur – notamment l’incarnat – et celle du drapé a permis aux artistes d’insuffer du mouvement et de la vie à leurs fgures peintes et sculptées. La série de bas-reliefs, L’échappée, a été réalisée à partir de corps de danseuses interrompus dans leurs mouvements. Elle revisite une tradition iconographique qui, du moulage en passant par le Saint-Suaire, a cherché à saisir l’énergie qui anime toute chose, par contact direct avec le vivant. L’empreinte, la couleur, l’animation de surfaces par la lumière ou le mouvement sont des composantes essentielles du vocabulaire plastique de Sarah Trouche. Souvent « épidermique », car situé à la jonction du dehors et du dedans, il accorde une importance toute particulière à la texture. Le grain et les tonalités des cuirs  enveloppant les corps évoquent ceuxlui d’une peau dont ils semblent chercher à s’extraire, comme pris dans un mécanisme de mue. 

Texte, Marguerite Pilven 

CERCEAUX TRESSÉS

La répétition, la ritualisation d’un geste est un aspect récurrent du travail performatif de l’artiste par lequel elle met en jeu sa capacité de résistance à la puissance d’un élément naturel (force du vent, froid), d’un environnement hostile ou dangereux. Cette radicalité du geste porte à la fois la marque de la détermination et de l’insoumission, mais également d’une folie de répétition où se protègent les plus vulnérables pour échapper à la folie des hommes. Les grands cerceaux de tresses brunes et châtains portent ce caractère ambivalent. Ils peuvent évoquer les travaux fastidieux de Pénélope échappant à l’angoisse d’attendre Ulysse par la récurrence d’un geste ; ou toute forme d’enfermement dans un mécanisme de répétition, entre aliénation et tentative de réparation.

Texte, Marguerite Pilven

GAÏA « Seule la femme qui gratte le sol semble totalement étrangère à la folie des gens » Sous-titre : #1, 2019

©Maurine_Tric

Prenant acte de l’impact irréversible de l’activité humaine sur la constitution des sols, au point de le désigner par une nouvelle période géologique : l’ « anthropocène », de multiples penseurs se réintéressent à la fgure profane de Gaïa pour penser la terre comme un « être vivant ». Gaïa s’oppose à la vision idéaliste d’une Nature perçue comme une entité qui se trouverait séparée de nous. Ce qu’expriment tous ces récits archaïques, c’est que nous sommes liés à l’ensemble des êtres vivants par la matière qui nous compose.Dans la mythologie grecque, Gaïa désigne la déesse de la Terre. Elle se caractérise par sa puissance à la fois destructrice et régénératrice. Le poète Hésiode en fait la maîtresse de sa cosmogonie, ou récit des origines. Il décrit l’ambivalence de cette « terre nourricière » et du « chaos primordial » duquel surgit et retourne toute forme, en un cycle de vie et de mort ininterrompu.

Texte, Marguerite Pilven

DIDÉ-Institut Français de Cotonou, en collaboration avec le Centre

Dide signifie littéralement lève-toi en yoruba. 

Ce titre renvoie au projet artistique protéiforme présenté par l’artiste Sarah Trouche : sa dimension poétique, politique et métaphorique. Sculptures inspirées de la tradition Gèlèdé (Sarah Trouche, Dide), appliqué révélant le regard des enfants sur leurs perceptions des femmes béninoises.

Bertrand Flachot

Au fil du temps et des expériences son trait s’est transformé en un tissage mouvant toujours en renouvellement, toujours en extension. Ce geste sans fin devient dès lors la dimension fondamentale du dessin dont le seul motif est son propre vagabondage, par delà tous les supports possibles, en un « continuum comme un murmure, qui ne finit pas, semblable à la vie, qui est ce qui nous continue, plus important que toute qualité ». Emergences-résurgences, Henri Michaux.

Diplômé de l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs (1973-78), Bertrand Flachot s’intéresse tout particulièrement à la scénographie de la vie quotidienne sous la direction d’ Hervé Fischer et de l’Ecole d’Art Sociologique Interrogative fondée quelques années auparavant. Tout en se rapprochant du Body Art, de la performance, de Michel Journiac et d’Hermann Nitsch, il persévère à pratiquer la peinture –éclairé par le rapport éminemment physique que Jackson Pollock entretenait avec l’art de la peinture -et de la photographie. Dans l’atelier du Quai de Seine qu’il occupe jusqu’en 1990, il imagine pas à pas une mise scène de la peinture, expérimentant l’éclatement des formes et la synthèse des médiums. Cette production disparaît, désastreusement, dans un incendie en février 1990.

L’avènement du numérique lui permet de renouer, à partir des années 2000, avec les principes originels de transversalité des supports et des médiums. Travailler le dessin par ordinateur à l’aide d’une palette graphique lui procure une liberté du geste insoupçonnée jusqu’alors : « en travaillant sur écran j’accède directement au résultat de mon geste, sans le voir, sans voir ma main qui se déplace. C’est la seule configuration de travail qui permette de s’imprégner autant des lignes et de leurs mouvements. »

Dès lors, cette méthode assistée par ordinateur, en corrélation avec une pratique photographique numérique, lui permet de développer un travail mêlant le dessin, la photographie et l’installation, aussi bien en galerie qu’en centre d’art.

Aujourd’hui ce vagabondage graphique qui produit une masse linéaires toujours en extension, un non-finito, s’apparente de plus en plus à une forme d’écriture, renouant ainsi avec un certain désir d’écriture de l’artiste. Ce continuum graphique, qui flirte maintenant avec les mots,  appelle également à des référents littéraires le dernier en date étant celui de Robert Walser et ses microgrammes ou, « le territoire du crayon ».

En quête de nouveaux gestes et de nouvelles formes graphiques Bertrand Flachot développe une pratique ouverte du dessin. Son travail est aujourd’hui à la croisée du dessin, de la photographie et de l’installation pour mieux explorer ce flux continu dans l’inflation du geste graphique où se délie le double sédiment étymologique du mot graphein : dessiner et écriture.

Seule la femme qui gratte le sol semble étrangère à la folie des gens / Sarah Trouche

Presse /

Sarah Trouche – Seule la femme qui gratte le sol semble totalement étrangère à la folie des gens – CAC La Traverse, Alfortville

Espace d’exposition

DDessin Paris

Pour sa première participation à DDESSINPARIS, la galerie présente les univers de 3 artistes : Camille Cottier, Bertrand Flachot et Marc Molk.

Camille Cottier travaille au pastel et à l’encre de Chine sur la thématique des « Bonshommes ». Son geste, répétitif et quasi-obsessionnel, l’entraine cependant toujours vers un renouvellement de ses sujets.

Bertrand Flachot, par le vagabondage de son trait, entre dessin et écriture, semble extraire le dessin de la feuille. Il fait entrer le regardeur dans un monde hypnotique, presque cinétique.

Marc Molk, avec ses caligrammes met en forme des textes souvent classiques, parfois en jouant d’une forme d’humour mais souvent en faisant prendre à la forme du dessin le contre-pied du texte.