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Les Bonshommes au Printemps / Camille Cottier

3 JUIN-19 JUIN

La réalisation des bonshommes, sortes de personnages fantasmagoriques, part d’un travail instinctif qui s’est révélé être obsessionnel. Ils ne sont pas là pour parler d’un évènement précis, mais seraient plutôt une accumulation d’émotions, d’angoisses, de peurs mais aussi de paix et d’espoirs. Ils peuvent témoigner d’une société contemporaine, mais semblent également porter le poids d’un passé chargé. Ils sont son défouloir. Ils prolifèrent, se superposent, s’accumulent mais ne sont pas concernés les uns par les autres ; ils ne se regardent pas entre eux, ils s’adressent à nous. Ils nous interrogent. Qui sommes nous, que faisons-nous? Véritables supports pour explorer différents mediums, comme la peinture et le dessin, les bonshommes font face à ceux qui les observent, questionnant les notions de corps et d’identité. 

Le positionnement frontal des personnages souligne cette dualité entre le spectateur et le dessin. Leurs visages pourraient aussi bien être ceux d’une femme ou d’un homme. Ils ne semblent pas avoir d’âge non plus. Ni enfant, ni vieillard, ils semblent connaître aussi bien le passé que le futur. L’absence de poils et de cheveux renforce ce questionnement identitaire. Lisses, similaires mais pourtant pas identiques. Les bonshommes représentent une masse, une communauté. Pourtant on peut s’interroger: s’agit il d’une communauté individualiste, figée et inquiète ? Ou au contraire d’une sorte de famille très unie, sereine et calme ? La sensation de masse est représentée par l’accumulation, la superposition des personnages. « Ils sont les uns sur les autres ». C’est à ce moment que l’aspect de motif apparaît. Le personnage se répète, indéfiniment. Il se répète jusqu’à saturation, jusqu’à définir le format. Rien n’est décidé avant. A force de se répéter, le personnage devient motif. Il a le pouvoir du caméléon : Il se fond et se dissout dans son propre univers, jusqu’à presque disparaître a certains endroits. Parfois on ne le voit presque plus mais il est bien présent. Il est un motif qui se cache parfois mais qui nous fixe toujours.

télécharger le catalogue d’exposition

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FOCUS //Actualités Sarah Trouche

Sarah Trouche Art work Art-Paris 2002

DIDE Atelier de Paris /CDCN

https://www.winterstory.org

https://ccnnantes.fr/fr/events/dide-marcel-gbeffa-cie-multicorps-et-sarah-touche


Dans la culture Yoruba au Bénin, il existe une cérémonie appelée le Gèlèdé, classée au patrimoine immatériel de l’humanité. Des hommes masqués y rendent hommage aux femmes. Le chorégraphe Marcel Gbeffa puise dans cette tradition l’essence de Didę qui signifie « debout ». En collaboration avec l’artiste plasticienne Sarah Trouche, ils imaginent cette performance-manifeste pour l’égalité des genres, empreinte de spiritualité. Ou comment cinq hommes, issus des danses traditionnelles, mais aussi du hip hop ou de la danse contemporaine, mettent à jour leur vulnérabilité et célèbrent l’esprit féminin.

Caroline Corbal / un entretien avec l’artiste Sarah Trouche

Sarah Trouche / PRÉSENT.E #19

Cultivons la découverte / TV7

Ou sont les femmes ?
La danse est-ce le vivant ou la vie en soi ?

Exposition Courants Verts / Fondation EDF

Interview / France 24

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/Apporter de la lumière aux jours sombres/ SARAH TOUCHE

EXPOSITION DU 5 AVRIL AU 11 MAI

Crédit photos @Elena Groud

Ciel bleu, lever du soleil , terre vierge, notion d’infini.

Empreinte de l’homme sur la terre . 

Sol piétiné, usé pour laisser transparaitre qu’une surface plastique. 

Notion de consumérisme.

Geste collectif et mondial

Lever de soleil fraternel, tout le monde devient acteur.

Moment particulier de partage porteur d’espoir, 

tout renouveau est possible.

Telle une Sonnette d’alarme, voici la grande thématique que l’artiste Sara Trouche nous invite à explorer ensemble à travers son exposition. 

VUE DE L’EXPOSITION

Le choix des matières (Terre, plastique, coriandre , bronze ),  la couleur bleue en prédominance (Espoir, ciel, mer, terre, plastique)  et la lumière ( variance, espoir, croyance, renouveau) utilisé par l’ artiste on tous un sens bien précis dans notre société et notre inconscient.

VERNISSAGE

Crédit photos @Elena Groud

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/Voyage dans l’intime de La Femme/ FREDERIQUE BARRAJA

Dans le cadre de la journée de la femme il a semblé comme une évidence pour la galerie Marguerite Milin, qui représente plusieurs artistes Françaises aux travaux engagés autour de la thématique du corps et de la femme,  d’exposer  la photographe  Frédérique Barraja.

« Avec le recul, je me rends compte que mon travail a toujours été axé autour de la femme ».
Frédérique Barraja, travaille autour de l’intime, sans jamais être impudique, elle essaie de briser les tabous. Libérer la parole grâce à ses photos drôles et touchantes.

Pour cette exposition deux thématiques sont abordées. Chacune inspirée à la photographe, par des expériences personnelles.

Suite à un déboire amoureux, née le projet « Fuck you Kris », s’amusant du regard des hommes sur la femme après les fatidiques 40 ans »

Le plaisir solitaire est aussi à l’honneur, une femme en 2019 peut enfin assumer se satisfaire elle même?

Série Fuck You Kris


Les Branleuses


Vernissage

Vue de la galerie

F


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Nuit Blanche 2018

Nuit Blanche 2018

Samedi 6 Octobre de 18H à 3H00 du matin
place du marché Saint Matin 75010

Avec YANN PAOLOZZi & une Performance de ZOÉ DUCHESNE

Nuit Blanche Yann PAolozzi

La veillée Nocture de YANN PAOLOZZI

Cette installation se présente, comme une veillée nocturne d’enfants qui se retrouvent place du marché Saint Martin 75010.

Ils sont livrés à eux-mêmes, sur une planète sans adulte, qui serai à nos yeux différente.
Chacun, aurai une tâche à lui bien définie, dans leur petite communauté: Une mini société se forme ou se reforme.
Ils n’ont aucune notion du temps passé ni présent et non aucune culture.
Ils sont là, et c’est tout !
Cette mise en scène se compose de plusieurs sculptures d’enfants en plâtres, tissus et autres matériaux, dans des poses différentes.
Enfin, cette installation, nous laisse réfléchir sur notre condition sur la terre, entre ce que l’on y fait et ce que l’on est .

Performance « Le Cercle Vicieux » à 21H00

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Zoé Duchesne & mapli_le_demon
Zoé Duchesne lors de la Nuit Blanche ce samedi 6 octobre à 21h en collaboration avec le chanteur Ivoirien @mapli_le_demon présente la performance poupée qui aura lieu sur la place de marché Saint Martin située juste en face de la galerie Marguerite Milin ( 46 rue Château d’Eau 75010) au cœur de l’installation « veillée Nocturne » de l’artiste Yann Paolozzi
La galerie sera ouverte donc vous pourrez en profiter pour voir l’exposition Poupée. 💋

 

 

 

 

 

performance Zoé cercle V

 

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Atelier peinture animé par Benjamin Spark

Un Grand merci à Benjamin Spark  et aux Editions Cercle d’ Art !

Après ce succès la Galerie Marguerite Milin organisera durant l’année, différents ateliers pour les enfants, orchestrés par les artistes.

Prochain ateliers sur réservation le samedi 7 avril et le samedi 5 mai de 15H à 16H avec l’ artiste Marie Serruya.

 

 

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Exposition du 13 mars au 1er avril / Soupçon de provocation/

 

La Galerie Marguerite Milin & Les Editions Cercle D’ Art

Présentent
 
/ Soupçon de provocation /

Retrouvez de rares sérigraphies, digigraphies, aquagravures

de 

ERRÓ — KLASEN — KONGO — SPARK

Artistes édités par les Éditions Cercle d’Art

 

KRAKEN

Dessins et lithographies inédits

ALCMEA architectes

Pièces de design inédites

CALENDRIER
  • Mardi 13 mars_19h00 / 21h30        
    Vernissage officiel en présence d’ALCMEA & KRAKEN

 

  • Vendredi 16 mars 19h30/ 22h         Soirée funk avec SPARK

 

  • Samedi 17 mars 10H30 /12H30       Atelier enfants dirigé part SPARK
  • (sur réservation)

R S V P : galeriemargueritemilin@gmail.com

A priori, la rencontre entre la maison d’édition fondée par Pablo Picasso il y a presque 70 ans et qui a publié les plus grands artistes internationaux, et une jeune agence d’architecte parisienne, était improbable.

Elle a été rendue possible par la volonté de Marguerite Milin, qui a conçu son nouvel espace du 10è arrondissement de Paris comme un lieu de rencontre entre l’art et le design. Une façon innovante, métissée de voir la galerie qui se manifeste par ce dialogue hors des sentiers battus entre la fonction et la forme installative.

Plusieurs artistes édités par Cercle d’Art occupent les murs et l’espace au complet. Erro a réalisé des sérigraphies et des estampes inédites pour l’occasion, Peter Klasen présente des aquagravures originales imaginées comme des pièces uniques, Kongo confie deux rares multiples, Benjamin Spark a édité spécialement une digigraphie exceptionnelle, et Kraken donne à voir dessins originaux et estampes en noir et blanc rarement exposées jusqu’ici.

Montrer les multiples d’artistes majeurs de la figuration narrative à côté de ceux qui témoignent des nouvelles tendances, issus de la bande dessinée ou du street art, avec leur esprit frondeur va certainement interpeller les visiteurs. Comme un état du livre d’ Art de l’estampe et de leur diversité à l’instant T.

Au sol, le public pourra découvrir en regard les premières pièces de mobilier jamais réalisées par Alcmea architectes, tenant d’une ligne claire, épurée et sans concession dans le paysage urbain contemporain sursaturé.

A travers ce projet qui comprend des rencontres avec les artistes et les créateurs, les enfants vont pouvoir participer à l’élaboration d’oeuvres, et les gens vont découvrir la magie particulière de l’estampe. L’ambition de cette exposition est de rapprocher le grand public d’un art accessible et de l’inviter à venir dialoguer avec les artistes et à se familiariser avec le livre d’ Art.

 

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25 février Finissage Zoé Duchesne

Surtout à ne pas rater !

finissage de l’exposition « Je chie, donc je suis » Raffy

11 rue Lalande 75014 Paris

14H00 -18H00

Curatrice Nina Sales

RAFFY INSIDE

« L’art est une chose beaucoup plus profonde que le goût d’une époque. »

-Marcel Duchamp

 

nicolas bedos

 

Zoé DUCHESNE est une artiste québécoise, mannequin internationale pendant plus de 15 ans. Elle vit et travaille à Paris. En 2008, elle adopte un petit Jack Russel et le nomme « Raffy ». Elle découvre ainsi « l’amour inconditionnel » et le sens créatif pur, instinctif. Pour Raffy, il est primordial de créer, des sols aux murs. Une démarche qui nous mène à une sémiosis importante. Un chien peut-il être artiste ? L’’instinct n’est-il pas la source originelle de toute forme d’intelligence ? Cette conscience absolue connecte l’artiste aux interrogations fondamentales de notre société, ses tabous, ses vérités…

L’universalité inhérente à l’art de Raffy s’applique à toutes les formes de réfexions et tous les champs de la pensée philosophique, de l’histoire de l’art et des sciences sociales. Que son œuvre provoque amour ou rejet, elle existe et revendique : un excrément minutieusement apposé sur un mur. Une œuvre-signature ? Un graffti ? Une coulure ? Une giclure ? Sa production est réalisée à l’aide de ses besoins essentiels et exposée comme l’œuvre d’un génie, libre, autotélique, s’épanouissant dans sa phase créative et non ce qui s’en suit. Cette suite défnie par l’homme bien-pensant.

La subversion, la pureté et l’humilité qui caractérisent le processus de création de Raffy est un présent, offert au monde et ses hommes. Ceux-là qui se corrompent, se confondent, sont confus ou ne chient pas assez. « L’art c’est de la merde » ? Vraiment ? Ces merdes qui se veulent des pépites d’espoir et d’humanité.

Nina Sales, curatrice de l’exposition. 

 

RAFFY 01

“Certains peintres transforment le soleil en un point jaune ; d’autres transforment un point jaune en soleil.” -Picasso

RAFFY 02

https://www.theartblog.org/2018/02/zoe-duchesnes-aesthetics-of-failure-at-galerie-inside-art/

 

 

 

 

 

 

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/ Généalogie / Mihael Milunovic

Politique, sociologie, idéologie, histoire, littérature, cinéma, psychologie, représentation de fantasmes, pseudo mythologies irrationnelles…Voici les domaines d’intérêt de l’artiste plasticien et sculpteur Mihael Milunovic. Cherchant à révéler le sens caché des objets, à créer des ensembles visuels complexes, à mettre en question la réception du spectateur.

le travail de Milunovic se distingue par sa méthode et son formalisme. Connu pour son approche qui s’entremêle avec des références politiques, historiques et culturelles, Mihael Milunovic place des produits de consommation coûteux – symboles séduisant du statut social présent tant dans la vie quotidienne que dans les médias – dans des situations insolites, irritantes, troublantes, qui détourne leur fonction initiale et attribue une aura idiosyncratique à ces derniers. En accentuant et intensifiant les caractéristiques insolites, Milunovic fait allusion aux fonctions possibles des objets.

Les figures représentées sont des personnages créés par l’artiste, distinguable selon la forme de leur tête : shit-heads, diamond-heads, slime-heads, strato-heads. Ces personnages servent de leurre aux êtres humains. Ils sont placés dans des environnements familiers aux êtres humains pour permettre au spectateur humain d’acquérir une certaine distance de l’environnement qu’il perçoit et reconnaît en regardant le tableaux. Ces personnages sont des outils sémiotiques employés par l’artiste pour pouvoir transmettre son message et la signification de l’œuvre au spectateur. L’idée des généalogies naît d’une réflexion sur la progression inversée de l’idée.

Celle-ci peut être tant formelle qu’iconologique : analyse du rapport entre différentes familles, médiums et techniques  d’œuvres. Appliquée comme une science dure – telle que la chimie ou la biologie –, l’intérêt est de comprendre l’accouplement de différentes strates au sein d’une même hiérarchie, qui par conséquent donne naissance à des nouvelles formes de structures.

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/ Weekend à Serbonne / Arnaud Pyvka

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pages arrachées dans un magazine,
photocopies,
ciseaux,
bougainvillier sur papier glacé,
fleurs de lys,
Marie Claire Italie,
un fond jaune,
des bras,
des couleurs comme sur un puzzle,
GQ USA,
colle UHU,
un exacto à lame rotative,
un chat sur une commode,
Missy Raider et Daga Ziober,
des formes rouges et bleues,
une station de ski,
Air France Madame et Wall Paper,
une jeune femme en robe lamé rouge,
Julia Banas s’endort,
une couverture de livre toilé déchirée,
Natasa Vojvonic et Niki Trefilova,
des typos dans tous les sens,
une maison peut-être à Ibiza,
à Serbonnes,
mauvaise reproduction,
des yeux vidés, détourés, ciel bleu,
collages.

ART ON PAPER_ ANNE-SOPHIE VIALLON

 English File /Anne-Sophie Viallon / Art on Paper

Motus et Bouche cousue 

 « Je ne brode pas, je fais de la couture », précise Anne-Sophie Viallon lorsqu’on s’étonne de la présence de points cousus avec un fil prolongeant, parfois hors cadre, les fragiles silhouettes qu’elle esquisse à la mine graphite, au feutre, au crayon de couleur, ou à l’aquarelle. 

D’étranges petites filles ou garçonnets sans visage. Lointaines cousines ou cousins d’Alice au Pays des Merveilles ou des petits diables de la comtesse de Ségur, ces figures surréalistes, réalisées avec une étonnante économie de moyen, captivent notre attention. Et nous troublent. 

Motus et bouche cousue ? : « Cette couture, explique l’artiste, est indissociable d’une certaine violence. Il y a l’idée de réparation mentale ou psychique. » Autant de fils discrets qui ourlent une robe, rapprochent deux visages, réunissent des mains, empêchent la parole, mettent en scène l’indicible. 

 L’artiste convoque aussi bien la mémoire partagée que son propre inconscient et laisse affleurer à la surface ces images hybrides traduisant des émotions contradictoires : « je cherche à tisser du lien entre visible et invisible. » souligne-t-elle. Elle laisse alors ses « visions » guider le dessin qu’elle trace au crayon et à l’aiguille, sur papier, ou sur d’inattendus supports (tapisseries, vieux mouchoirs, draps, taies d’oreiller, tabliers, etc.), réalisant ainsi des compositions mixtes, des assemblages textiles ou des paysages de couture. 

Son fil conducteur exige un « un lâcher prise », une humeur vagabonde : « Parfois je pars d’une tache d’aquarelle, sinon d’une photo ou encore d’un motif de tissus, sans savoir où cela va m’amener. » En fait, ses oeuvres au charme acidulé, marient grâce de l’innocence et jeux interdits. 

 jeudi 23 décembre 2021, par par Elisabeth Couturier 


Lips are sealed

« I don’t embroider, I do sewing », specifies Anne-Sophie Viallon when one is surprised by the presence of stitches sewn with a thread extending, sometimes out of frame, the fragile silhouettes that she sketches with graphite mine. , marker, colored pencil, or watercolor.

Strange faceless little girls or boys. Distant cousins ​​of Alice in Wonderland or the little devils of the Countess of Ségur, these surreal figures, produced with an astonishing economy of means, captivate our attention. And trouble us.

Lips are sealed ? “This couture, explains the artist, is inseparable from a certain violence. There is the idea of ​​mental or psychic repair. So many discreet threads that hem a dress, bring two faces together, bring hands together, prevent speech, stage the unspeakable.

The artist summons both shared memory and his own unconscious and lets these hybrid images come to the surface, translating contradictory emotions: “I seek to weave a link between visible and invisible. » she underlines. She then lets her « visions » guide the drawing that she traces with pencil and needle, on paper, or on unexpected supports (tapestries, old handkerchiefs, sheets, pillowcases, aprons, etc.), thus creating mixed compositions, textile assemblies or couture landscapes.

Its common thread requires “letting go”, a wandering mood: “Sometimes I start with a stain of watercolor, if not a photo or even a pattern of fabrics, without knowing where it will take me. In fact, his acidulously charming works combine the grace of innocence and forbidden games.

ART ON PAPER _ Camille Cottier

Art On Paper -Camille Cottier -Galerie Maguerite Milin

English file Camille Cottier

La réalisation des bonshommes, sortes de personnages fantasmagoriques, part d’un travail instinctif qui s’est révélé être obsessionnel. ls ne sont pas là pour parler d’un évènement précis, mais seraient plutôt une accumulation d’émotions, d’angoisses, de peurs mais aussi de paix et d’espoirs. Ils peuvent témoigner d’une société contemporaine, mais semblent également porter le poids d’un passé chargé. Ils sont son défouloir. Ils prolifèrent, se superposent, s’accumulent mais ne sont pas concernés les uns par les autres ; ils ne se regardent pas entre eux, ils s’adressent à nous. Ils nous interrogent. Qui sommes nous, que faisons-nous? Véritables supports pour explorer différents mediums, comme la peinture et le dessin, les bonshommes font face à ceux qui les observent, questionnant les notions de corps et d’identité. 


The realization of the figures, sorts of phantasmagorical characters, starts from an instinctive work which turned out to be obsessive. They are not there to talk about a specific event, but would rather be an accumulation of emotions, anxieties, fears but also peace and hopes. They can testify to a contemporary society, but also seem to bear the weight of a loaded past. They are his outlet. They proliferate, overlap, accumulate but are not affected by each other; they do not look at each other, they address themselves to us. They question us. Who are we, what do we do? Real supports for exploring different mediums, such as painting and drawing, the figures face those who observe them, questioning the notions of body and identity.

ART ON PAPER _LUCY+JORJE ORTA

Dossier oeuvres Art on Paper

Lucy + Jorge Orta’s collaborative visual arts practice employs a diversity of media including drawing, sculpture and performance to realize major bodies of work that address key social and ecological challenges. Amongst their most emblematic bodies of work are: Refuge Wear and Body Architecture, portable minimum habitats bridging architecture and dress; Nexus Architecture investigates alternative models of the social link; HortiRecycling and 70 x 7 The Meal question the local and global food chain and rituals of community feasting; OrtaWater and Clouds reflect on water scarcity and the problems arising from its pollution and corporate control; Antarctica considers the effects of climate change on migration; and Amazonia explores interwoven ecosystems and their value to our natural environment. 

In recognition of their contribution to sustainability, the artists received the Green Leaf Award for artistic excellence with an environmental message, presented by the United Nations Environment Programme in partnership with the Natural World Museum at the Nobel Peace Center in Oslo, Norway (2007). Their monumental Cloud Meteoros was selected for the inaugural Terrace Wires public art commission for St Pancras International in London (2013).

Orta’s artwork has been the focus of important exhibitions, including: the Argentine representation at the 46th Venice Biennale International Art Exhibition (1995); 2nd Johannesburg Biennale, South Africa (1997); Secession, Vienna (1999); Gwangju Biennale (2004); The Curve, Barbican Art Gallery, London and Fondazione Bevilacqua La Masa, Venice (2005); Museum Boijmans Van Beuningen, Rotterdam; 9th Havana Biennale (2006); Biennial of the End of the World, Ushuaia and the Antarctic Peninsula (2007); Pirelli Hangar Bicocca, Milan (2008); Natural History Museum, London (2010); MAXXI National Museum of XXI Century Arts, Rome and Shanghai Biennale (2012); Yorkshire Sculpture Park (2013); Herbert F. Johnson Museum of Art and Parc de la Villette, Paris (2014); London Museum, Ontario (2015); Attenborough Arts Centre, Leicester; City Gallery Museum, Peterborough; Emsherkunst, Rhur (2016); Humber Street Gallery, Hull (2017); Ikon Gallery, Birmingham (2018); Palazzo Vecchio, Museo Salvatore Ferragamo, Museo Novecento, Florence (2019); Les Tanneries, Amilly; Drawing Lab, Paris (2020).

Numerous monographs have been published, and their work can be found in public and private collections around the world.

Lucy + Jorge Orta founded Les Moulins in 2000 as an extension of their practice, to create a community dedicated to artistic research and production of contemporary art. Les Moulins is informed by the natural environment and the industrial heritage of the former factories and paper mills along the Grand Morin valley in Seine-et-Marne. The complex spans an 8km stretch of the river and unites different actors in contemporary art across four historical buildings: Moulin Sainte-Marie, Moulin de Boissy, Moulin La Vacherie and La Laiterie. Today, Les Moulins is home to artist studios, production workshops, residencies, exhibition and performance venues set within a 20-hectare sculpture park.


Amazonia Expedition drawings témoigne des impressions de Lucy+ Jorge Orta et de leurs réactions à leur expédition en forêt tropicale en 2009. Leur attrayante iconographie montre la dépendance mutuelle des hommes et de la nature, tout en signifiant une urgence de plus en plus pressante. Nous, humains, sommes davantage dépendants de la nature que la nature ne l’est de nous, bien que notre présence entraînera son déclin (et avec lui le déclin de l’humanité), à moins que nous n’envisagions de changer, de trouver des solutions aux problèmes locaux et mondiaux en nous plaçant au sein de la nature et non en-dehors d’elle. Plusieurs dessins de la série seront présentés.

Certificate of Moral ownership The Perpetual Amazonia certificate of moral ownership is a symbolic land title right (a deed) to a hectare of land in the Amazon rainforest, which has been divided up into 10,000 sub-plots. One certificate accompanies each artwork in the Amazonia series and constitutes a legal document that geo-localises the exact location of a sub-plot measuring one-metre square. The deed describes the plot’s natural features with the organisms and species that reside there and outlines the moral obligations of the title holder for a period of two generations, with a minimum of 60-year ownership. On acquiring an artwork, the certificate automatically gives the deed holder the right to become a custodian of a fragment of a larger whole. 

 

ART ON PAPER BERTRAND FLACHOT

Folder works Art on Paper Bertrand Flachot-En

Dossier oeuvres Bertrand Flachot-Art on Paper Bruxelles

Diplômé de l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs (1973-78), Bertrand Flachot s’intéresse tout particulièrement à la scénographie de la vie quotidienne sous la direction d’ Hervé Fischer et de l’Ecole d’Art Sociologique Interrogative fondée quelques années auparavant. Tout en se rapprochant du Body Art, de la performance, de Michel Journiac et d’Hermann Nitsch, il persévère à pratiquer la peinture –éclairé par le rapport éminemment physique que Jackson Pollock entretenait avec l’art de la peinture -et de la photographie. Dans l’atelier du Quai de Seine qu’il occupe jusqu’en 1990, il imagine pas à pas une mise scène de la peinture, expérimentant l’éclatement des formes et la synthèse des médiums. Cette production disparaît, désastreusement, dans un incendie en février 1990. L’avènement du numérique lui permet de renouer, à partir des années 2000, avec les principes originels de transversalité des supports et des médiums.

Travailler le dessin par ordinateur à l’aide d’une palette graphique lui procure une liberté du geste insoupçonnée jusqu’alors : « en travaillant sur écran j’accède directement au résultat de mon geste, sans le voir, sans voir ma main qui se déplace. C’est la seule configuration de travail qui permette de s’imprégner autant des lignes et de leurs mouvements. » Dès lors, cette méthode assistée par ordinateur, en corrélation avec une pratique photographique numérique, lui permet de développer un travail mêlant le dessin, la photographie et l’installation, aussi bien en galerie qu’en centre d’art.

Aujourd’hui ce vagabondage graphique qui produit une masse linéaires toujours en extension, un non-finito, s’apparente de plus en plus à une forme d’écriture, renouant ainsi avec un certain désir d’écriture de l’artiste. Ce continuum graphique, qui flirte maintenant avec les mots, appelle également à des référents littéraires le dernier en date étant celui de Robert Walser et ses microgrammes ou, « le territoire du crayon ». 


Graduate from the National School of Decorative Arts (1973-78), 

Bertrand Flachot was particularly interested in the scenography of everyday life under the direction of Hervé Fischer and the School of Interrogative Sociological Art founded a few years earlier. . 

While getting closer to Body Art, performance, Michel Journiac and Hermann Nitsch, he perseveres in practicing painting – enlightened by the eminently physical relationship that Jackson Pollock had with the art of painting – and photography. . In the studio on the Quai de Seine, which he occupied until 1990, he imagined a staging of painting step by step, experimenting with the explosion of forms and the synthesis of mediums. This production disappeared, disastrously, in a fire in February 1990. 

The advent of digital enabled him to reconnect, from the 2000s, with the original principles of transversality of supports and mediums. Working on computer drawing with the help of a graphic palette gives him a hitherto unsuspected freedom of gesture: « by working on screen, I have direct access to the result of my gesture, without seeing it, without seeing my hand moves. It is the only work configuration that allows you to immerse yourself so much in the lines and their movements. From then on, this computer-assisted method, in correlation with a digital photographic practice, allows him to develop a work combining drawing, photography and installation, both in galleries and in art centers. 

Today this graphic wandering which produces a linear mass always in extension, a non-finito, is more and more akin to a form of writing, thus reconnecting with a certain desire for writing of the artist. This graphic continuum, which now flirts with words, also calls for literary referents, the latest being that of Robert Walser and his micrograms or, “the territory of the pencil”.





ART ON PAPER

BERTRAND FLACHOT

Enluminures #2
2021
Composition de 9 dessins
Gouache sur tirage jet d’encre
Accompagné d’un carnet de 
dessin original
150 × 120 cm

LUCY +JORGE ORTA

Date: 2009 – 2010  Ref: Bones
Matériaux: Pencil, pigment ink, watercolour on Fabriano paper 
Dimensions: 56.5 x 76cm (unframed). 80 x 60 x 3cm ( box framed)

CAMILLE COTTIER

ANNE_SOPHIE VIALLON

Série Prise de tête n°5,2020
graphite lead, felt pen and sewing on paper
32cm x31 cm, 
encadré boite blanche 32 x 32 x 2,5 cm

Yann Paolozzi/ LITTLE BOY

Exposition du 17 mars au 21 Avril

L’Amérique des fifties, des motels égarés le long des routes, des diners, des stations essence, du baseball, des polars à la Bullitt et des westerns à la Sergio Leone, des voitures immenses à la carrosserie effilée, de la Mustang au capot gonflé comme les muscles d’un culturiste et aux flancs arrondis comme les cuisses d’une femme : c’est de cette Amérique là que Yann Paolozzi est amoureux.

 Et non de l’Amérique contemporaine, qui trouve peu d’échos chez lui : au Las Vegas d’aujourd’hui que l’a tant déçu parce qu’il ressemble à un parc Disney, l’artiste préfère le vieux Végas, ses piscines vides en forme de haricot, ses enseignes de motels, ses planches de bois sur les fenêtres.

Le chromatisme, aussi : dans l’œuvre picturale de Paolozzi, les couleurs sont toujours franches, pures, fraîches, se détachant sur un fond blanc, sans jamais d’aplats, peintes par petites touches, par gribouillis parfois aussi. 

Une pratique artistique que l’on pourrait qualifier de néo-Pop, mais qui doit beaucoup aussi à l’amour du graphisme et de la typographie. 

Car, comme certains dadaïstes tels que Raoul Hausmann ou Kurt Schwitters, Paolozzi se définit comme un collectionneur obsessionnel, un chineur qui, regard tourné vers le sol, s’attache à ce qui n’a aucun sens pour les autres : de vieux tickets de parking ou de pressing, des papiers usagés, des sacs de plastique écrasés, qu’il choisit en fonction de leurs couleurs et de leur qualité graphique. Mais, à l’inverse des dadaïstes qui les insèrent de façon brute dans leurs photomontages ou sur leurs toiles, l’artiste-collectionneur les reproduits picturalement à l’identique, en taille réelle, « parasitant » le sens de ses toiles. Paolozzi réhabilite ainsi les notions disqualifiées de parasite, de ratage, de rayures, qu’il qualifie volontiers de « vibrance », mais se joue aussi des règles chronologiques. Ainsi, dans Sunny King Paramount, un œil attentif peut décrypter à côté du sigle rouge Paramount et de la grosse voiture Ford, le squelette d’un dinosaure, deux chevaux, une écorce et un échantillon de couleurs. 

l y a aussi une part d’enfance chez l’artiste, dont témoignent Water Pistol qui s’avère non pas une arme létale, mais un ludique pistolet à eau, et plus encore l’installation autour de Little Boy réalisée à la main et au cutter en polystyrène blanc extrudé : une moto Honda, un totem indien au sol, des flèches et des plumes. Que s’est-il passé ? L’installation, complétée par des structures de même matière de baskets, de casquettes, de clés de motels et d’une peinture en acrylique intitulé Little Boy Remington, ouvre à tous les scénarios possibles et à l’imaginaire. En l’occurrence, imaginons un petit voyou américain, casquette et baskets, visage masqué d’un foulard et armé d’un revolver, qui aurait dérobé un totem dans une réserve indienne, et demanderait une rançon en échange — d’où les dollars qui accompagnent l’installation. Les flèches ont fusé, les plumes du poulailler ont volé, le gamin arrivera-t-il au bout de sa cavale, comme dans les vieux westerns ?

Une nouvelle fois, la vision à la fois nostalgique et ludique d’une Amérique perdue, qui peu à peu s’efface, et dont Paolozzi restitue les vestiges, tel un archéologue. 

Dominique Baqué 

Johanna Reich

Stand G2

Née à Minden, en Allemagne, en 1977, son travail s’articule autour de l’ère numérique, de l’identité, de la mémoire et du féminisme. 

Johanna Reich explore ces sujets depuis des années à travers la peinture, la vidéo, la performance, la photographie, la sculpture et les projections holographiques. 

Elle a été la bénéficiaire de nombreuses bourses et Prix nationaux et internationaux comme le Nam June Paik Award, le Prix d’excellence du Japan Media Arts Festival (Tokyo), le Media Art Award NRW et le Konrad-von-Soest Prize. 

Ses œuvres sont entrées dans des collections internationales comme la Jerry Speyer Collection New York, la Goetz Collection Munich ou la Collection du Musée Ludwig Cologne. 

SHAPE OF SHORE, Calais

Date: 2020 Série: Shape of shore
Matériaux: 
Tirage couleur papier Lamda RC mat, cadre 1 mm Alu Blanc
Dimensions:
 120 x 90 cm 
 Prix: 
6 500€

Le niveau des mers augmente et le fait à un rythme accéléré. 

Le changement climatique fonctionne comme un sculpteur : la terre disparaît et la forme du littoral se transforme par la force de l’eau. Plus encore, notre activité est elle même sculpturale. Impliquant le réchauffement climatique, nos actions induisent dès lors une transformation du paysage : nous sculptons le monde en devenir. 

Climate Central, une organisation indépendante de scientifiques de premier plan, a créé une carte offrant des données en ligne et des cartes sur l’élévation du niveau de la mer pour 2050. Johanna Reich a réalisé des Polaroïds sur les côtes de la France, de la Belgique, des Pays-Bas 

SHAPE OF SHORE, Hamburg_BLue

Date: 2021 Série: Shape of shore
Matériaux: 
Tirage couleur papier Lamda RC mat, cadre 1 mm Alu Blanc
Dimensions:
 170 x 105 cm 
 Prix: 
7 500€

SHAPE OF SHORE, Amsterdam

Date: 2020 Série: Shape of shore
Matériaux: 
Tirage couleur papier Lamda RC mat, cadre 1 mm Alu Blanc
Dimensions:
 170 x 105 cm 
 Prix: 
6 500€

HORIZONT 

Date: 2013 HD Video, 1’00 min Ed. 3/5 + 2 AP Dimensions: framed, 43 x 56 cm Prix: 5 500€

“Esse est percipi – To be is to be perceived.”

(George Berkley, The Principles Concerning Human Knowledge, 1710)

The artist is drawing a line onto a white surface. The line reveals the horizon: it separates the sea from the sky. where the video can be watched. Horizon reveals a new perspective. If you look closely. On the small smartphone display can be seen only at second glance is shallow moving waves of the sea.

Raphaël-Bachir Osman

Stand G2

Né en 1992, vit et travaille à Paris, Mulhouse, Berlin.

Diplômé de la Haute École des Arts du Rhin avec les félicitations du Jury, Raphaël-Bachir Osman a également étudié en 2016 à la Kunsthochschule Weissenssee Berlin. Il a participé à de nombreuses expositions collectives à Berlin et plus récemment, en 2019 au Kaustraum Riehen à Bâle, à la Biennale Jeune création et pour le prix Novembre à Vitry. Nominé en 2020 pour le prix de la bourse Révélations Emerige, il a obtenu la bourse de recherche et de création du programme création en Cours des Ateliers Médicis. 

Il développe un travail plurimédia qui interroge avec dérision la notion d’originalité, le processus de création, d’exposition et de montage d’une oeuvre. Il joue avec les matériaux et le codes de présentation en associant des éléments autobiographiques et une certaine magie de l’ordinaire. 

« Raphaël-Bachir Osman parle de peinture comme on s’émeut d’une amitié naissante et explore l’huile comme on tenterait d’en apprendre davantage sur un être bien aimé . Leur commune sympathie est née d’une plaisanterie. Il fallait alors peindre, qu’importe le sujet. » 

« Un motif persiste néanmoins : le ciel. Là aussi Raphaël-Bachir Osman n’en a que faire des limites et des cadres. Ce qu’il voit, c’est ce bleu qui, tel un leitmotiv, revient inlassablement. » 

Extrait de texte de Camille Bardin

TISCH TENNIS

Date: 2020
Matériaux:  Composition d’huile sur toile, set de 6 raquettes peintes à l’huile
Dimensions:  120 x 65cm – Installation 120 x 180 cm   Prix: 8 500€

En découvrant ce terrain de jeu qu’est l’atelier, Raphaël-Bachir Osman y multiplie les anecdotes. Et les objets qui le composent attirent peu à peu son attention. C’est ainsi que la raquette de tennis de table, anciennement palette, simple réceptacle de la matière, est hissée au rang de support. Elle devient pour lui un Tondo contemporain. Puis l’artiste glane ça et là les bavardages du monde : ici, une gourmandise d’apéritif, plus loin un détail remarqué dans une peinture flamande ou encore des souvenirs de dimanches après-midi. Il n’y a pas de distinction entre les domaines car ici, ce qui compte, c’est son désir hardant de peinture.

PORTRAIT D’UN NUAGE TRISTE

Date: 2021
Matériaux: huile sur toile
Dimensions: 33 x 24cm Prix: 1 500€

Un motif persiste néanmoins : le ciel. Là aussi Raphaël-Bachir Osman n’en a que faire des limites et des cadres. Ce qu’il voit, c’est ce bleu qui, tel un leitmotiv, revient inlassablement. Il y a bien sûr ceux qu’il a découvert dans les musées berlinois lors de son séjour en Allemagne puis ce célèbre papier-peint du dessin-animé Toys Story. Le ciel c’est aussi ce qui figurait à l’ouverture de Windows 98. C’est la plupart du temps un simple arrière-plan qui, comme la raquette devenue support, est ici hissée au statut de sujet. C’est une fenêtre ouverte sur le monde comme la peinture est pour lui une échappée, un support des possibles, un terrain de jeu infini. 

Extrait de texte de Camille Bardin

Koh

Date: 2022
Matériaux: Huile sur bois
Dimensions: 28 x 16cm   Prix: 1 200€

AF7246

Date: 2022
Matériaux: Huile sur bois
Dimensions: 28 x 16cm   Prix: 1 200€

DIMANCHE

Date: 2022
Matériaux: Huile sur bois
Dimensions: 28 x 16cm   Prix: 1 200€

NUIT n°1

Date: 2022
Matériaux: Huile sur bois
Dimensions: 28 x 16cm   Prix: 1 200€

DARKSIDE

Date: 2022
Matériaux: Huile sur bois
Dimensions: 28 x 16cm   Prix: 1 200€

PATATE CHAUDE n°1

Date: 2022
Matériaux: Huile sur toile
Dimensions: 22 x 16 cm   Prix: 1 400€

PATATE CHAUDE n°2

Date: 2022
Matériaux: Huile sur toile
Dimensions: 22 x 16 cm   Prix: 1 400€

PATATE CHAUDE n°3

Date: 2022
Matériaux: Huile sur toile
Dimensions: 22 x 16 cm   Prix: 1 400€

PATATE CHAUDE n°4

Date: 2022
Matériaux: Huile sur toile
Dimensions: 22 x 16 cm   Prix: 1 400€

Sarah trouche

Art & Environnement

Stand G2

Née à Bordeaux, en 1982.

Sarah Trouche nous présente des oeuvres réalisées suite à ses voyages dans des territoires aux climats extrêmes, l’archipel de Svalbard en Arctique et la cité lacustre de Ganvié au Benin. L’artiste a pris le temps de récolter des histoires et d’appréhender leurs particularités géographiques. Elle y a réalisé des performances et a porté un regard sensible sans a priori. ….Sarah Trouche écoute les personnes, les lieux et s’ouvre à l’inconnu avec empathie. Avec son corps, l’artiste tente de dire ce qu’elle observe et ce qu’elle entend, lors de moments conviviaux avec des habitants. Elle est messagère de problématiques qu’elle relève et nous ouvre vers un monde riche en différences. Elle nous livre des indices de ses expériences durant lesquelles elle se connecte au Vivant. Chaque matière que l’artiste travaille témoigne de sa tentative de s’ancrer au lieu, tout en partant avec des récits en mémoire. Ses performances, sculptures et photographies nous amènent à nous relier à la terre et à contempler les astres qui rayonnent. Ses oeuvres racontent la possibilité de vivre en harmonie avec le Vivant, d’être ensemble avec nos différences. Nous sommes ainsi incités à nous refléter, à nous interroger sur ce que nous laissons en passant et en posant nos pieds lors de nos déplacements. ….Les interventions de Sarah Trouche se nourrissent les unes les autres, se relient ensemble et nous convient à nous décentrer pour envisager des relations horizontales entre des lieux éloignés. Extraits du texte de Pauline Lisowski

Avec la conscience implacable qu’elle ne peut poursuivre le chemin des vivants, elle prend la décision de le quitter

Série: Arctic Action, Salvabard Date: 2021  Ed : 1/5 +2EA
Matériaux: Tirage couleur papier Lamda RC satiné, cadre 1 mm Alu Blanc
Dimensions: 100 x 130 cm 
Exhibition history: 2020, RURART Prix: 5 500€ +1000 € par numéro d’édition 

Les photographies de Sarah Trouche prises à Svalbard montrent des gestes de connexion avec le Vivant, que l’artiste valorise en le portant au premier plan. Sarah Trouche apparaît dans un état de grande vulnérabilité, acceptant sa fragilité face à cette nature inhospitalière. Elle maintient une algue gelée contre son corps, symbole d’un unique végétal trouvé sur place. Ces éléments du Vivant, portés comme des étendards, témoignent de l’urgence de se positionner avec une biodiversité de plus en plus rare. 

ARCTIC ACTION, La cascade,Svalbard

Série: Arctic Action, Svalbard Date: 2021  Ed : 1/5 +2EA
Matériaux: Tirage couleur papier Lamda RC satiné, cadre 1 mm Alu Blanc
Dimensions: 101 x 135 cm
Exhibition history: 2020, RURART   Prix: 6 500€ +1000 € par numéro d’édition 

Avec son grand miroir, Sarah Trouche capte la lumière du Soleil. Cet astre représente le pouvoir et permet l’apparition de la Vie sur Terre. L’artiste garde en mémoire la lumière et la chaleur du Soleil, source d’énergie. À Svalbard, sur un sol gelé à moins 25 degrés Celsius, à l’aube de la nuit polaire, elle cherche le soleil fugace dont l’apparition est très courte en hiver. En pleine obscurité et à des températures extrêmes, nue, elle tente d’attraper le peu de lumière qui apparaît sur ce territoire hostile à l’Homme. Comme acte de fraternité, l’artiste enlace un Homme. 

ARCTIC ACTION, reflection, Svalbard

Série: Arctic Action, Svalbard Date: 2021  Ed : 1/5 +2EA
Matériaux: Tirage couleur papier Lamda RC satiné, cadre 1 mm Alu Blanc
Dimensions: 83 x 143 cm  
Exhibition history: 2020, RURART
Prix: 6 500€ +1000 € par numéro d’édition 

Avec son grand miroir, Sarah Trouche capte la lumière du Soleil. Cet astre représente le pouvoir et permet l’apparition de la Vie sur Terre. L’artiste garde en mémoire la lumière et la chaleur du Soleil, source d’énergie. À Svalbard, sur un sol gelé à moins 25 degrés Celsius, à l’aube de la nuit polaire, elle cherche le soleil fugace dont l’apparition est très courte en hiver. En pleine obscurité et à des températures extrêmes, nue, elle tente d’attraper le peu de lumière qui apparaît sur ce territoire hostile à l’Homme.
Sarah Trouche nous invite ainsi à nous rassembler autour du Soleil, à prendre conscience de sa puissance pour ainsi préserver le Vivant.

ARCTIC ACTION, Hurle car celui qui se meurt se tait,  Svalbar

Série: Arctic Action, Svalbard Date: 2021  Ed : 1/5 +2EA
Matériaux: Tirage couleur papier Lamda RC satiné, cadre 1 mm Alu Blanc
Dimensions: 83 x 143 cm    Prix: 4 500€ +1000 € par numéro d’édition 

Dans la performance que Sarah Trouche réalise à Svalbard, l’artiste, nue, lutte avec la rudesse d’un milieu dans lequel elle ne fait que passer. Elle tente de créer le mouvement de la Lune, son orbite lunaire. Cette ellipse constitue l’empreinte de l’impossibilité d’agir face aux transformations si rapides du paysage. Elle symbolise l’accélération d’un changement dont on ne peut qu’être témoin. 

VENUS VÉGÉTAL, Transformation d’un corps féminin en corps végétal – Benin

Série: Transformation d’un corps féminin en corps végétal, 10 sculptures unique Date: 2021  Exhibition history: 2020, RURART
Matériaux: Sculpture en bois d’ébène  Prix: 6 500€

Série dix sculptures autoportraits de l’artiste en bois d’ébène.
En prenant le temps de les observer de près, apparaît la transformation d’un corps féminin en corps végétal. Ses statuettes rappellent les Vénus paléolithiques, les origines de la représentation féminine dans l’histoire de l’Art et rendent visible un retour  une végétation avec laquelle nous sommes invités à reprendre contact. Ces sculptures, tournées vers la Lune, ainsi irradiées suggèrent une métamorphose, un corps qui est travers , envahi par la Nature.
Par ses actions, ses gestes et ses sculptures, Sarah Trouche nous invite   prendre le temps de comprendre la force des éléments de la Nature, en n’ tant plus au centre mais plutôt en connexion avec les Vivants.

Geste d’écriture, un trait, calendrier lunaire Fezan.

Série: Calendrier lunaire Fezan , Benin 9 sculptures unique  Date: 2021    Dimensions: 25x 25x 10 cm   Exhibition history: 2020, RURART Matériaux: Sculpture en bois d’ébène    Prix: 2 500€

Série de neuf sculptures en bois d’ébène, matière précieuse, rare et originaire d’Afrique, font écho aux neuf jours du calendrier lunaire Fezan. Elles expriment un geste d’écriture d’un seul trait, une phrase, des hiéroglyphes et nous incitent à nous interroger sur les étapes de la vie qui nous façonnent. Chaque jour pourrait être signe de bonne ou de mauvaise nouvelle. Cette première rencontre avec ces formes sculptées, nous mène vers une série de miroirs-lune, nous invitant à nous refléter afin d’être avec soi-même pendant un moment. Cette introspection nous engage ensuite à être en action et à prendre des décisions face à ce que nous observons, en prenant le temps de faire des pas de côté ainsi qu’en allant à la rencontre de l’Autre. 

ARAL REVIVAL, Kazakhstan

Série: ARAL REVIVAL, Kazakhstan Date: 2013  Ed : 1/5 +2EA
Matériaux: Tirage couleur papier Lamda RC satiné, cadre 1 mm Alu Blanc
Dimensions: 83 x 143 cm  
Prix: 5 500€ +1000 € par numéro d’édition

En 1918 l’assèchement de la mer d’Aral est planifiée par les autorités bolchéviques afin d’engager un programme intensif de culture du coton au Kazakhstan et en Ouzbékistan.Les fleuves Amou Daria et Syr-Daria qui alimentent la mer sont détournés et provoquent en moins d’un siècle un assèchement de près de 80% de la mer provoquant la disparition des 28 espèces endémique dela mer d’Aral. Le Kazakhstan souhaite aujourd’hui mettre en place un projet écologique visant à remplir la mer desséchée. Le premier volet du projet Aral Revival a été réalisé en 2013 à Aralsk, ville anciennement cotière et aujourd’hui isolée au milieu des steppes Kazakh.La ville a vu son économie et sa démographie s‘effondrer à mesure que disparaissait la mer. Les objectifs étaient d’aller à la rencontre des habitants restés sur place afin de recueillir leur témoignages et d’engager une question/conversation sur l’hypothétique remontée des eaux par la réalisation de deux performances dans un des nombreux cimetières aux bateaux d’Aralsk.
Aral Revival se déroule sur le pont d’ une des nombreuses épaves rouillées qui jonchent les steppes en lieu et place de l’ancienne mer. Sarah Trouche, nue et peinte intégralement en bleu porte deux drapeaux attachés à chacun de ses bras.Ces drapeaux dont les couleurs reprennent celles du drapeau Kazakh (bleu et jaune) sont détournés pour l’occasion en drapeaux de communication de la marine internationale utilisés pour communiquer par sémaphore.