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Les Bonshommes au Printemps / Camille Cottier

3 JUIN-19 JUIN

La réalisation des bonshommes, sortes de personnages fantasmagoriques, part d’un travail instinctif qui s’est révélé être obsessionnel. Ils ne sont pas là pour parler d’un évènement précis, mais seraient plutôt une accumulation d’émotions, d’angoisses, de peurs mais aussi de paix et d’espoirs. Ils peuvent témoigner d’une société contemporaine, mais semblent également porter le poids d’un passé chargé. Ils sont son défouloir. Ils prolifèrent, se superposent, s’accumulent mais ne sont pas concernés les uns par les autres ; ils ne se regardent pas entre eux, ils s’adressent à nous. Ils nous interrogent. Qui sommes nous, que faisons-nous? Véritables supports pour explorer différents mediums, comme la peinture et le dessin, les bonshommes font face à ceux qui les observent, questionnant les notions de corps et d’identité. 

Le positionnement frontal des personnages souligne cette dualité entre le spectateur et le dessin. Leurs visages pourraient aussi bien être ceux d’une femme ou d’un homme. Ils ne semblent pas avoir d’âge non plus. Ni enfant, ni vieillard, ils semblent connaître aussi bien le passé que le futur. L’absence de poils et de cheveux renforce ce questionnement identitaire. Lisses, similaires mais pourtant pas identiques. Les bonshommes représentent une masse, une communauté. Pourtant on peut s’interroger: s’agit il d’une communauté individualiste, figée et inquiète ? Ou au contraire d’une sorte de famille très unie, sereine et calme ? La sensation de masse est représentée par l’accumulation, la superposition des personnages. « Ils sont les uns sur les autres ». C’est à ce moment que l’aspect de motif apparaît. Le personnage se répète, indéfiniment. Il se répète jusqu’à saturation, jusqu’à définir le format. Rien n’est décidé avant. A force de se répéter, le personnage devient motif. Il a le pouvoir du caméléon : Il se fond et se dissout dans son propre univers, jusqu’à presque disparaître a certains endroits. Parfois on ne le voit presque plus mais il est bien présent. Il est un motif qui se cache parfois mais qui nous fixe toujours.

télécharger le catalogue d’exposition

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FOCUS //Actualités Sarah Trouche

DIDE Atelier de Paris /CDCN

https://www.winterstory.org

https://ccnnantes.fr/fr/events/dide-marcel-gbeffa-cie-multicorps-et-sarah-touche


Dans la culture Yoruba au Bénin, il existe une cérémonie appelée le Gèlèdé, classée au patrimoine immatériel de l’humanité. Des hommes masqués y rendent hommage aux femmes. Le chorégraphe Marcel Gbeffa puise dans cette tradition l’essence de Didę qui signifie « debout ». En collaboration avec l’artiste plasticienne Sarah Trouche, ils imaginent cette performance-manifeste pour l’égalité des genres, empreinte de spiritualité. Ou comment cinq hommes, issus des danses traditionnelles, mais aussi du hip hop ou de la danse contemporaine, mettent à jour leur vulnérabilité et célèbrent l’esprit féminin.

Caroline Corbal / un entretien avec l’artiste Sarah Trouche

Sarah Trouche / PRÉSENT.E #19

Cultivons la découverte / TV7

Ou sont les femmes ?
La danse est-ce le vivant ou la vie en soi ?

Exposition Courants Verts / Fondation EDF

Interview / France 24

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/Apporter de la lumière aux jours sombres/ SARAH TOUCHE

EXPOSITION DU 5 AVRIL AU 11 MAI

Crédit photos @Elena Groud

Ciel bleu, lever du soleil , terre vierge, notion d’infini.

Empreinte de l’homme sur la terre . 

Sol piétiné, usé pour laisser transparaitre qu’une surface plastique. 

Notion de consumérisme.

Geste collectif et mondial

Lever de soleil fraternel, tout le monde devient acteur.

Moment particulier de partage porteur d’espoir, 

tout renouveau est possible.

Telle une Sonnette d’alarme, voici la grande thématique que l’artiste Sara Trouche nous invite à explorer ensemble à travers son exposition. 

VUE DE L’EXPOSITION

Le choix des matières (Terre, plastique, coriandre , bronze ),  la couleur bleue en prédominance (Espoir, ciel, mer, terre, plastique)  et la lumière ( variance, espoir, croyance, renouveau) utilisé par l’ artiste on tous un sens bien précis dans notre société et notre inconscient.

VERNISSAGE

Crédit photos @Elena Groud

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/Voyage dans l’intime de La Femme/ FREDERIQUE BARRAJA

Dans le cadre de la journée de la femme il a semblé comme une évidence pour la galerie Marguerite Milin, qui représente plusieurs artistes Françaises aux travaux engagés autour de la thématique du corps et de la femme,  d’exposer  la photographe  Frédérique Barraja.

« Avec le recul, je me rends compte que mon travail a toujours été axé autour de la femme ».
Frédérique Barraja, travaille autour de l’intime, sans jamais être impudique, elle essaie de briser les tabous. Libérer la parole grâce à ses photos drôles et touchantes.

Pour cette exposition deux thématiques sont abordées. Chacune inspirée à la photographe, par des expériences personnelles.

Suite à un déboire amoureux, née le projet « Fuck you Kris », s’amusant du regard des hommes sur la femme après les fatidiques 40 ans »

Le plaisir solitaire est aussi à l’honneur, une femme en 2019 peut enfin assumer se satisfaire elle même?

Série Fuck You Kris


Les Branleuses


Vernissage

Vue de la galerie

F


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Nuit Blanche 2018

Nuit Blanche 2018

Samedi 6 Octobre de 18H à 3H00 du matin
place du marché Saint Matin 75010

Avec YANN PAOLOZZi & une Performance de ZOÉ DUCHESNE

Nuit Blanche Yann PAolozzi

La veillée Nocture de YANN PAOLOZZI

Cette installation se présente, comme une veillée nocturne d’enfants qui se retrouvent place du marché Saint Martin 75010.

Ils sont livrés à eux-mêmes, sur une planète sans adulte, qui serai à nos yeux différente.
Chacun, aurai une tâche à lui bien définie, dans leur petite communauté: Une mini société se forme ou se reforme.
Ils n’ont aucune notion du temps passé ni présent et non aucune culture.
Ils sont là, et c’est tout !
Cette mise en scène se compose de plusieurs sculptures d’enfants en plâtres, tissus et autres matériaux, dans des poses différentes.
Enfin, cette installation, nous laisse réfléchir sur notre condition sur la terre, entre ce que l’on y fait et ce que l’on est .

Performance « Le Cercle Vicieux » à 21H00

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Zoé Duchesne & mapli_le_demon
Zoé Duchesne lors de la Nuit Blanche ce samedi 6 octobre à 21h en collaboration avec le chanteur Ivoirien @mapli_le_demon présente la performance poupée qui aura lieu sur la place de marché Saint Martin située juste en face de la galerie Marguerite Milin ( 46 rue Château d’Eau 75010) au cœur de l’installation « veillée Nocturne » de l’artiste Yann Paolozzi
La galerie sera ouverte donc vous pourrez en profiter pour voir l’exposition Poupée. 💋

 

 

 

 

 

performance Zoé cercle V

 

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Atelier peinture animé par Benjamin Spark

Un Grand merci à Benjamin Spark  et aux Editions Cercle d’ Art !

Après ce succès la Galerie Marguerite Milin organisera durant l’année, différents ateliers pour les enfants, orchestrés par les artistes.

Prochain ateliers sur réservation le samedi 7 avril et le samedi 5 mai de 15H à 16H avec l’ artiste Marie Serruya.

 

 

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Exposition du 13 mars au 1er avril / Soupçon de provocation/

 

La Galerie Marguerite Milin & Les Editions Cercle D’ Art

Présentent
 
/ Soupçon de provocation /

Retrouvez de rares sérigraphies, digigraphies, aquagravures

de 

ERRÓ — KLASEN — KONGO — SPARK

Artistes édités par les Éditions Cercle d’Art

 

KRAKEN

Dessins et lithographies inédits

ALCMEA architectes

Pièces de design inédites

CALENDRIER
  • Mardi 13 mars_19h00 / 21h30        
    Vernissage officiel en présence d’ALCMEA & KRAKEN

 

  • Vendredi 16 mars 19h30/ 22h         Soirée funk avec SPARK

 

  • Samedi 17 mars 10H30 /12H30       Atelier enfants dirigé part SPARK
  • (sur réservation)

R S V P : galeriemargueritemilin@gmail.com

A priori, la rencontre entre la maison d’édition fondée par Pablo Picasso il y a presque 70 ans et qui a publié les plus grands artistes internationaux, et une jeune agence d’architecte parisienne, était improbable.

Elle a été rendue possible par la volonté de Marguerite Milin, qui a conçu son nouvel espace du 10è arrondissement de Paris comme un lieu de rencontre entre l’art et le design. Une façon innovante, métissée de voir la galerie qui se manifeste par ce dialogue hors des sentiers battus entre la fonction et la forme installative.

Plusieurs artistes édités par Cercle d’Art occupent les murs et l’espace au complet. Erro a réalisé des sérigraphies et des estampes inédites pour l’occasion, Peter Klasen présente des aquagravures originales imaginées comme des pièces uniques, Kongo confie deux rares multiples, Benjamin Spark a édité spécialement une digigraphie exceptionnelle, et Kraken donne à voir dessins originaux et estampes en noir et blanc rarement exposées jusqu’ici.

Montrer les multiples d’artistes majeurs de la figuration narrative à côté de ceux qui témoignent des nouvelles tendances, issus de la bande dessinée ou du street art, avec leur esprit frondeur va certainement interpeller les visiteurs. Comme un état du livre d’ Art de l’estampe et de leur diversité à l’instant T.

Au sol, le public pourra découvrir en regard les premières pièces de mobilier jamais réalisées par Alcmea architectes, tenant d’une ligne claire, épurée et sans concession dans le paysage urbain contemporain sursaturé.

A travers ce projet qui comprend des rencontres avec les artistes et les créateurs, les enfants vont pouvoir participer à l’élaboration d’oeuvres, et les gens vont découvrir la magie particulière de l’estampe. L’ambition de cette exposition est de rapprocher le grand public d’un art accessible et de l’inviter à venir dialoguer avec les artistes et à se familiariser avec le livre d’ Art.

 

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25 février Finissage Zoé Duchesne

Surtout à ne pas rater !

finissage de l’exposition « Je chie, donc je suis » Raffy

11 rue Lalande 75014 Paris

14H00 -18H00

Curatrice Nina Sales

RAFFY INSIDE

« L’art est une chose beaucoup plus profonde que le goût d’une époque. »

-Marcel Duchamp

 

nicolas bedos

 

Zoé DUCHESNE est une artiste québécoise, mannequin internationale pendant plus de 15 ans. Elle vit et travaille à Paris. En 2008, elle adopte un petit Jack Russel et le nomme « Raffy ». Elle découvre ainsi « l’amour inconditionnel » et le sens créatif pur, instinctif. Pour Raffy, il est primordial de créer, des sols aux murs. Une démarche qui nous mène à une sémiosis importante. Un chien peut-il être artiste ? L’’instinct n’est-il pas la source originelle de toute forme d’intelligence ? Cette conscience absolue connecte l’artiste aux interrogations fondamentales de notre société, ses tabous, ses vérités…

L’universalité inhérente à l’art de Raffy s’applique à toutes les formes de réfexions et tous les champs de la pensée philosophique, de l’histoire de l’art et des sciences sociales. Que son œuvre provoque amour ou rejet, elle existe et revendique : un excrément minutieusement apposé sur un mur. Une œuvre-signature ? Un graffti ? Une coulure ? Une giclure ? Sa production est réalisée à l’aide de ses besoins essentiels et exposée comme l’œuvre d’un génie, libre, autotélique, s’épanouissant dans sa phase créative et non ce qui s’en suit. Cette suite défnie par l’homme bien-pensant.

La subversion, la pureté et l’humilité qui caractérisent le processus de création de Raffy est un présent, offert au monde et ses hommes. Ceux-là qui se corrompent, se confondent, sont confus ou ne chient pas assez. « L’art c’est de la merde » ? Vraiment ? Ces merdes qui se veulent des pépites d’espoir et d’humanité.

Nina Sales, curatrice de l’exposition. 

 

RAFFY 01

“Certains peintres transforment le soleil en un point jaune ; d’autres transforment un point jaune en soleil.” -Picasso

RAFFY 02

https://www.theartblog.org/2018/02/zoe-duchesnes-aesthetics-of-failure-at-galerie-inside-art/

 

 

 

 

 

 

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/ Généalogie / Mihael Milunovic

Politique, sociologie, idéologie, histoire, littérature, cinéma, psychologie, représentation de fantasmes, pseudo mythologies irrationnelles…Voici les domaines d’intérêt de l’artiste plasticien et sculpteur Mihael Milunovic. Cherchant à révéler le sens caché des objets, à créer des ensembles visuels complexes, à mettre en question la réception du spectateur.

le travail de Milunovic se distingue par sa méthode et son formalisme. Connu pour son approche qui s’entremêle avec des références politiques, historiques et culturelles, Mihael Milunovic place des produits de consommation coûteux – symboles séduisant du statut social présent tant dans la vie quotidienne que dans les médias – dans des situations insolites, irritantes, troublantes, qui détourne leur fonction initiale et attribue une aura idiosyncratique à ces derniers. En accentuant et intensifiant les caractéristiques insolites, Milunovic fait allusion aux fonctions possibles des objets.

Les figures représentées sont des personnages créés par l’artiste, distinguable selon la forme de leur tête : shit-heads, diamond-heads, slime-heads, strato-heads. Ces personnages servent de leurre aux êtres humains. Ils sont placés dans des environnements familiers aux êtres humains pour permettre au spectateur humain d’acquérir une certaine distance de l’environnement qu’il perçoit et reconnaît en regardant le tableaux. Ces personnages sont des outils sémiotiques employés par l’artiste pour pouvoir transmettre son message et la signification de l’œuvre au spectateur. L’idée des généalogies naît d’une réflexion sur la progression inversée de l’idée.

Celle-ci peut être tant formelle qu’iconologique : analyse du rapport entre différentes familles, médiums et techniques  d’œuvres. Appliquée comme une science dure – telle que la chimie ou la biologie –, l’intérêt est de comprendre l’accouplement de différentes strates au sein d’une même hiérarchie, qui par conséquent donne naissance à des nouvelles formes de structures.

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/ Weekend à Serbonne / Arnaud Pyvka

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pages arrachées dans un magazine,
photocopies,
ciseaux,
bougainvillier sur papier glacé,
fleurs de lys,
Marie Claire Italie,
un fond jaune,
des bras,
des couleurs comme sur un puzzle,
GQ USA,
colle UHU,
un exacto à lame rotative,
un chat sur une commode,
Missy Raider et Daga Ziober,
des formes rouges et bleues,
une station de ski,
Air France Madame et Wall Paper,
une jeune femme en robe lamé rouge,
Julia Banas s’endort,
une couverture de livre toilé déchirée,
Natasa Vojvonic et Niki Trefilova,
des typos dans tous les sens,
une maison peut-être à Ibiza,
à Serbonnes,
mauvaise reproduction,
des yeux vidés, détourés, ciel bleu,
collages.

Yann Paolozzi/ LITTLE BOY

Exposition du 17 mars au 21 Avril

L’Amérique des fifties, des motels égarés le long des routes, des diners, des stations essence, du baseball, des polars à la Bullitt et des westerns à la Sergio Leone, des voitures immenses à la carrosserie effilée, de la Mustang au capot gonflé comme les muscles d’un culturiste et aux flancs arrondis comme les cuisses d’une femme : c’est de cette Amérique là que Yann Paolozzi est amoureux.

 Et non de l’Amérique contemporaine, qui trouve peu d’échos chez lui : au Las Vegas d’aujourd’hui que l’a tant déçu parce qu’il ressemble à un parc Disney, l’artiste préfère le vieux Végas, ses piscines vides en forme de haricot, ses enseignes de motels, ses planches de bois sur les fenêtres.

Le chromatisme, aussi : dans l’œuvre picturale de Paolozzi, les couleurs sont toujours franches, pures, fraîches, se détachant sur un fond blanc, sans jamais d’aplats, peintes par petites touches, par gribouillis parfois aussi. 

Une pratique artistique que l’on pourrait qualifier de néo-Pop, mais qui doit beaucoup aussi à l’amour du graphisme et de la typographie. 

Car, comme certains dadaïstes tels que Raoul Hausmann ou Kurt Schwitters, Paolozzi se définit comme un collectionneur obsessionnel, un chineur qui, regard tourné vers le sol, s’attache à ce qui n’a aucun sens pour les autres : de vieux tickets de parking ou de pressing, des papiers usagés, des sacs de plastique écrasés, qu’il choisit en fonction de leurs couleurs et de leur qualité graphique. Mais, à l’inverse des dadaïstes qui les insèrent de façon brute dans leurs photomontages ou sur leurs toiles, l’artiste-collectionneur les reproduits picturalement à l’identique, en taille réelle, « parasitant » le sens de ses toiles. Paolozzi réhabilite ainsi les notions disqualifiées de parasite, de ratage, de rayures, qu’il qualifie volontiers de « vibrance », mais se joue aussi des règles chronologiques. Ainsi, dans Sunny King Paramount, un œil attentif peut décrypter à côté du sigle rouge Paramount et de la grosse voiture Ford, le squelette d’un dinosaure, deux chevaux, une écorce et un échantillon de couleurs. 

l y a aussi une part d’enfance chez l’artiste, dont témoignent Water Pistol qui s’avère non pas une arme létale, mais un ludique pistolet à eau, et plus encore l’installation autour de Little Boy réalisée à la main et au cutter en polystyrène blanc extrudé : une moto Honda, un totem indien au sol, des flèches et des plumes. Que s’est-il passé ? L’installation, complétée par des structures de même matière de baskets, de casquettes, de clés de motels et d’une peinture en acrylique intitulé Little Boy Remington, ouvre à tous les scénarios possibles et à l’imaginaire. En l’occurrence, imaginons un petit voyou américain, casquette et baskets, visage masqué d’un foulard et armé d’un revolver, qui aurait dérobé un totem dans une réserve indienne, et demanderait une rançon en échange — d’où les dollars qui accompagnent l’installation. Les flèches ont fusé, les plumes du poulailler ont volé, le gamin arrivera-t-il au bout de sa cavale, comme dans les vieux westerns ?

Une nouvelle fois, la vision à la fois nostalgique et ludique d’une Amérique perdue, qui peu à peu s’efface, et dont Paolozzi restitue les vestiges, tel un archéologue. 

Dominique Baqué 

Johanna Reich

Stand G2

Née à Minden, en Allemagne, en 1977, son travail s’articule autour de l’ère numérique, de l’identité, de la mémoire et du féminisme. 

Johanna Reich explore ces sujets depuis des années à travers la peinture, la vidéo, la performance, la photographie, la sculpture et les projections holographiques. 

Elle a été la bénéficiaire de nombreuses bourses et Prix nationaux et internationaux comme le Nam June Paik Award, le Prix d’excellence du Japan Media Arts Festival (Tokyo), le Media Art Award NRW et le Konrad-von-Soest Prize. 

Ses œuvres sont entrées dans des collections internationales comme la Jerry Speyer Collection New York, la Goetz Collection Munich ou la Collection du Musée Ludwig Cologne. 

SHAPE OF SHORE, Calais

Date: 2020 Série: Shape of shore
Matériaux: 
Tirage couleur papier Lamda RC mat, cadre 1 mm Alu Blanc
Dimensions:
 120 x 90 cm 
 Prix: 
6 500€

Le niveau des mers augmente et le fait à un rythme accéléré. 

Le changement climatique fonctionne comme un sculpteur : la terre disparaît et la forme du littoral se transforme par la force de l’eau. Plus encore, notre activité est elle même sculpturale. Impliquant le réchauffement climatique, nos actions induisent dès lors une transformation du paysage : nous sculptons le monde en devenir. 

Climate Central, une organisation indépendante de scientifiques de premier plan, a créé une carte offrant des données en ligne et des cartes sur l’élévation du niveau de la mer pour 2050. Johanna Reich a réalisé des Polaroïds sur les côtes de la France, de la Belgique, des Pays-Bas 

SHAPE OF SHORE, Hamburg_BLue

Date: 2021 Série: Shape of shore
Matériaux: 
Tirage couleur papier Lamda RC mat, cadre 1 mm Alu Blanc
Dimensions:
 170 x 105 cm 
 Prix: 
7 500€

SHAPE OF SHORE, Amsterdam

Date: 2020 Série: Shape of shore
Matériaux: 
Tirage couleur papier Lamda RC mat, cadre 1 mm Alu Blanc
Dimensions:
 170 x 105 cm 
 Prix: 
6 500€

HORIZONT 

Date: 2013 HD Video, 1’00 min Ed. 3/5 + 2 AP Dimensions: framed, 43 x 56 cm Prix: 5 500€

“Esse est percipi – To be is to be perceived.”

(George Berkley, The Principles Concerning Human Knowledge, 1710)

The artist is drawing a line onto a white surface. The line reveals the horizon: it separates the sea from the sky. where the video can be watched. Horizon reveals a new perspective. If you look closely. On the small smartphone display can be seen only at second glance is shallow moving waves of the sea.

Raphaël-Bachir Osman

Stand G2

Né en 1992, vit et travaille à Paris, Mulhouse, Berlin.

Diplômé de la Haute École des Arts du Rhin avec les félicitations du Jury, Raphaël-Bachir Osman a également étudié en 2016 à la Kunsthochschule Weissenssee Berlin. Il a participé à de nombreuses expositions collectives à Berlin et plus récemment, en 2019 au Kaustraum Riehen à Bâle, à la Biennale Jeune création et pour le prix Novembre à Vitry. Nominé en 2020 pour le prix de la bourse Révélations Emerige, il a obtenu la bourse de recherche et de création du programme création en Cours des Ateliers Médicis. 

Il développe un travail plurimédia qui interroge avec dérision la notion d’originalité, le processus de création, d’exposition et de montage d’une oeuvre. Il joue avec les matériaux et le codes de présentation en associant des éléments autobiographiques et une certaine magie de l’ordinaire. 

« Raphaël-Bachir Osman parle de peinture comme on s’émeut d’une amitié naissante et explore l’huile comme on tenterait d’en apprendre davantage sur un être bien aimé . Leur commune sympathie est née d’une plaisanterie. Il fallait alors peindre, qu’importe le sujet. » 

« Un motif persiste néanmoins : le ciel. Là aussi Raphaël-Bachir Osman n’en a que faire des limites et des cadres. Ce qu’il voit, c’est ce bleu qui, tel un leitmotiv, revient inlassablement. » 

Extrait de texte de Camille Bardin

TISCH TENNIS

Date: 2020
Matériaux:  Composition d’huile sur toile, set de 6 raquettes peintes à l’huile
Dimensions:  120 x 65cm – Installation 120 x 180 cm   Prix: 8 500€

En découvrant ce terrain de jeu qu’est l’atelier, Raphaël-Bachir Osman y multiplie les anecdotes. Et les objets qui le composent attirent peu à peu son attention. C’est ainsi que la raquette de tennis de table, anciennement palette, simple réceptacle de la matière, est hissée au rang de support. Elle devient pour lui un Tondo contemporain. Puis l’artiste glane ça et là les bavardages du monde : ici, une gourmandise d’apéritif, plus loin un détail remarqué dans une peinture flamande ou encore des souvenirs de dimanches après-midi. Il n’y a pas de distinction entre les domaines car ici, ce qui compte, c’est son désir hardant de peinture.

PORTRAIT D’UN NUAGE TRISTE

Date: 2021
Matériaux: huile sur toile
Dimensions: 33 x 24cm Prix: 1 500€

Un motif persiste néanmoins : le ciel. Là aussi Raphaël-Bachir Osman n’en a que faire des limites et des cadres. Ce qu’il voit, c’est ce bleu qui, tel un leitmotiv, revient inlassablement. Il y a bien sûr ceux qu’il a découvert dans les musées berlinois lors de son séjour en Allemagne puis ce célèbre papier-peint du dessin-animé Toys Story. Le ciel c’est aussi ce qui figurait à l’ouverture de Windows 98. C’est la plupart du temps un simple arrière-plan qui, comme la raquette devenue support, est ici hissée au statut de sujet. C’est une fenêtre ouverte sur le monde comme la peinture est pour lui une échappée, un support des possibles, un terrain de jeu infini. 

Extrait de texte de Camille Bardin

Koh

Date: 2022
Matériaux: Huile sur bois
Dimensions: 28 x 16cm   Prix: 1 200€

AF7246

Date: 2022
Matériaux: Huile sur bois
Dimensions: 28 x 16cm   Prix: 1 200€

DIMANCHE

Date: 2022
Matériaux: Huile sur bois
Dimensions: 28 x 16cm   Prix: 1 200€

NUIT n°1

Date: 2022
Matériaux: Huile sur bois
Dimensions: 28 x 16cm   Prix: 1 200€

DARKSIDE

Date: 2022
Matériaux: Huile sur bois
Dimensions: 28 x 16cm   Prix: 1 200€

PATATE CHAUDE n°1

Date: 2022
Matériaux: Huile sur toile
Dimensions: 22 x 16 cm   Prix: 1 400€

PATATE CHAUDE n°2

Date: 2022
Matériaux: Huile sur toile
Dimensions: 22 x 16 cm   Prix: 1 400€

PATATE CHAUDE n°3

Date: 2022
Matériaux: Huile sur toile
Dimensions: 22 x 16 cm   Prix: 1 400€

PATATE CHAUDE n°4

Date: 2022
Matériaux: Huile sur toile
Dimensions: 22 x 16 cm   Prix: 1 400€

Sarah trouche

Art & Environnement

Stand G2

Née à Bordeaux, en 1982.

Sarah Trouche nous présente des oeuvres réalisées suite à ses voyages dans des territoires aux climats extrêmes, l’archipel de Svalbard en Arctique et la cité lacustre de Ganvié au Benin. L’artiste a pris le temps de récolter des histoires et d’appréhender leurs particularités géographiques. Elle y a réalisé des performances et a porté un regard sensible sans a priori. ….Sarah Trouche écoute les personnes, les lieux et s’ouvre à l’inconnu avec empathie. Avec son corps, l’artiste tente de dire ce qu’elle observe et ce qu’elle entend, lors de moments conviviaux avec des habitants. Elle est messagère de problématiques qu’elle relève et nous ouvre vers un monde riche en différences. Elle nous livre des indices de ses expériences durant lesquelles elle se connecte au Vivant. Chaque matière que l’artiste travaille témoigne de sa tentative de s’ancrer au lieu, tout en partant avec des récits en mémoire. Ses performances, sculptures et photographies nous amènent à nous relier à la terre et à contempler les astres qui rayonnent. Ses oeuvres racontent la possibilité de vivre en harmonie avec le Vivant, d’être ensemble avec nos différences. Nous sommes ainsi incités à nous refléter, à nous interroger sur ce que nous laissons en passant et en posant nos pieds lors de nos déplacements. ….Les interventions de Sarah Trouche se nourrissent les unes les autres, se relient ensemble et nous convient à nous décentrer pour envisager des relations horizontales entre des lieux éloignés. Extraits du texte de Pauline Lisowski

Avec la conscience implacable qu’elle ne peut poursuivre le chemin des vivants, elle prend la décision de le quitter

Série: Arctic Action, Salvabard Date: 2021  Ed : 1/5 +2EA
Matériaux: Tirage couleur papier Lamda RC satiné, cadre 1 mm Alu Blanc
Dimensions: 100 x 130 cm 
Exhibition history: 2020, RURART Prix: 5 500€ +1000 € par numéro d’édition 

Les photographies de Sarah Trouche prises à Svalbard montrent des gestes de connexion avec le Vivant, que l’artiste valorise en le portant au premier plan. Sarah Trouche apparaît dans un état de grande vulnérabilité, acceptant sa fragilité face à cette nature inhospitalière. Elle maintient une algue gelée contre son corps, symbole d’un unique végétal trouvé sur place. Ces éléments du Vivant, portés comme des étendards, témoignent de l’urgence de se positionner avec une biodiversité de plus en plus rare. 

ARCTIC ACTION, La cascade,Svalbard

Série: Arctic Action, Svalbard Date: 2021  Ed : 1/5 +2EA
Matériaux: Tirage couleur papier Lamda RC satiné, cadre 1 mm Alu Blanc
Dimensions: 101 x 135 cm
Exhibition history: 2020, RURART   Prix: 6 500€ +1000 € par numéro d’édition 

Avec son grand miroir, Sarah Trouche capte la lumière du Soleil. Cet astre représente le pouvoir et permet l’apparition de la Vie sur Terre. L’artiste garde en mémoire la lumière et la chaleur du Soleil, source d’énergie. À Svalbard, sur un sol gelé à moins 25 degrés Celsius, à l’aube de la nuit polaire, elle cherche le soleil fugace dont l’apparition est très courte en hiver. En pleine obscurité et à des températures extrêmes, nue, elle tente d’attraper le peu de lumière qui apparaît sur ce territoire hostile à l’Homme. Comme acte de fraternité, l’artiste enlace un Homme. 

ARCTIC ACTION, reflection, Svalbard

Série: Arctic Action, Svalbard Date: 2021  Ed : 1/5 +2EA
Matériaux: Tirage couleur papier Lamda RC satiné, cadre 1 mm Alu Blanc
Dimensions: 83 x 143 cm  
Exhibition history: 2020, RURART
Prix: 6 500€ +1000 € par numéro d’édition 

Avec son grand miroir, Sarah Trouche capte la lumière du Soleil. Cet astre représente le pouvoir et permet l’apparition de la Vie sur Terre. L’artiste garde en mémoire la lumière et la chaleur du Soleil, source d’énergie. À Svalbard, sur un sol gelé à moins 25 degrés Celsius, à l’aube de la nuit polaire, elle cherche le soleil fugace dont l’apparition est très courte en hiver. En pleine obscurité et à des températures extrêmes, nue, elle tente d’attraper le peu de lumière qui apparaît sur ce territoire hostile à l’Homme.
Sarah Trouche nous invite ainsi à nous rassembler autour du Soleil, à prendre conscience de sa puissance pour ainsi préserver le Vivant.

ARCTIC ACTION, Hurle car celui qui se meurt se tait,  Svalbar

Série: Arctic Action, Svalbard Date: 2021  Ed : 1/5 +2EA
Matériaux: Tirage couleur papier Lamda RC satiné, cadre 1 mm Alu Blanc
Dimensions: 83 x 143 cm    Prix: 4 500€ +1000 € par numéro d’édition 

Dans la performance que Sarah Trouche réalise à Svalbard, l’artiste, nue, lutte avec la rudesse d’un milieu dans lequel elle ne fait que passer. Elle tente de créer le mouvement de la Lune, son orbite lunaire. Cette ellipse constitue l’empreinte de l’impossibilité d’agir face aux transformations si rapides du paysage. Elle symbolise l’accélération d’un changement dont on ne peut qu’être témoin. 

VENUS VÉGÉTAL, Transformation d’un corps féminin en corps végétal – Benin

Série: Transformation d’un corps féminin en corps végétal, 10 sculptures unique Date: 2021  Exhibition history: 2020, RURART
Matériaux: Sculpture en bois d’ébène  Prix: 6 500€

Série dix sculptures autoportraits de l’artiste en bois d’ébène.
En prenant le temps de les observer de près, apparaît la transformation d’un corps féminin en corps végétal. Ses statuettes rappellent les Vénus paléolithiques, les origines de la représentation féminine dans l’histoire de l’Art et rendent visible un retour  une végétation avec laquelle nous sommes invités à reprendre contact. Ces sculptures, tournées vers la Lune, ainsi irradiées suggèrent une métamorphose, un corps qui est travers , envahi par la Nature.
Par ses actions, ses gestes et ses sculptures, Sarah Trouche nous invite   prendre le temps de comprendre la force des éléments de la Nature, en n’ tant plus au centre mais plutôt en connexion avec les Vivants.

Geste d’écriture, un trait, calendrier lunaire Fezan.

Série: Calendrier lunaire Fezan , Benin 9 sculptures unique  Date: 2021    Dimensions: 25x 25x 10 cm   Exhibition history: 2020, RURART Matériaux: Sculpture en bois d’ébène    Prix: 2 500€

Série de neuf sculptures en bois d’ébène, matière précieuse, rare et originaire d’Afrique, font écho aux neuf jours du calendrier lunaire Fezan. Elles expriment un geste d’écriture d’un seul trait, une phrase, des hiéroglyphes et nous incitent à nous interroger sur les étapes de la vie qui nous façonnent. Chaque jour pourrait être signe de bonne ou de mauvaise nouvelle. Cette première rencontre avec ces formes sculptées, nous mène vers une série de miroirs-lune, nous invitant à nous refléter afin d’être avec soi-même pendant un moment. Cette introspection nous engage ensuite à être en action et à prendre des décisions face à ce que nous observons, en prenant le temps de faire des pas de côté ainsi qu’en allant à la rencontre de l’Autre. 

ARAL REVIVAL, Kazakhstan

Série: ARAL REVIVAL, Kazakhstan Date: 2013  Ed : 1/5 +2EA
Matériaux: Tirage couleur papier Lamda RC satiné, cadre 1 mm Alu Blanc
Dimensions: 83 x 143 cm  
Prix: 5 500€ +1000 € par numéro d’édition

En 1918 l’assèchement de la mer d’Aral est planifiée par les autorités bolchéviques afin d’engager un programme intensif de culture du coton au Kazakhstan et en Ouzbékistan.Les fleuves Amou Daria et Syr-Daria qui alimentent la mer sont détournés et provoquent en moins d’un siècle un assèchement de près de 80% de la mer provoquant la disparition des 28 espèces endémique dela mer d’Aral. Le Kazakhstan souhaite aujourd’hui mettre en place un projet écologique visant à remplir la mer desséchée. Le premier volet du projet Aral Revival a été réalisé en 2013 à Aralsk, ville anciennement cotière et aujourd’hui isolée au milieu des steppes Kazakh.La ville a vu son économie et sa démographie s‘effondrer à mesure que disparaissait la mer. Les objectifs étaient d’aller à la rencontre des habitants restés sur place afin de recueillir leur témoignages et d’engager une question/conversation sur l’hypothétique remontée des eaux par la réalisation de deux performances dans un des nombreux cimetières aux bateaux d’Aralsk.
Aral Revival se déroule sur le pont d’ une des nombreuses épaves rouillées qui jonchent les steppes en lieu et place de l’ancienne mer. Sarah Trouche, nue et peinte intégralement en bleu porte deux drapeaux attachés à chacun de ses bras.Ces drapeaux dont les couleurs reprennent celles du drapeau Kazakh (bleu et jaune) sont détournés pour l’occasion en drapeaux de communication de la marine internationale utilisés pour communiquer par sémaphore.

Lucy & Jorge ORTA

Art & Environnement

Stand G2

Lucy Orta (1966, Royaume-Uni) et Jorge Orta (1953, Argentine)

L’œuvre collaborative de Lucy + Jorge Orta explore les sujets sociaux et écologiques à travers une grande variété de supports : sculpture, peinture, photographie, vidéo, dessin, intervention éphémère et performance.

 Plusieurs séries sont particulièrement emblématiques de leur travail : Refuge Wear Body Architecture, des habitats portatifs minimums à mi-chemin entre architecture et habillement ; HortiRecycling, explore la chaîne alimentaire dans des contextes globaux et locaux, et 70 x 7 The Meal, le rituel ancestral du dîner et son rôle social dans les réseaux communautaires ; Nexus Architecture, imagine des modes opératoires alternatifs pour établir du lien social ; Ortawater Clouds, dont les œuvres portent sur la pénurie d’eau ; Antarctica, qui concerne des problèmes relatifs à l’environnement, la politique, l’autonomie, l’habitat, la mobilité et les relations humaines ; Amazonia, sur la valeur de l’environnement naturel dans nos vies quotidiennes et sur la survie de la planète.

CLOUD – RAFT

Date: 2011 
Matériaux: Wooden oars, recycled water bottles, resin, epoxy paint 
Dimensions: 140 x 80 x 200cm 
Catalogued: CloudS | Nuages, Damiani Editore Milan 2012 
Exhibition history: 2013 Yorkshire Sculpture Park, UK; 2011 La Maréchalerie – centre d’art contemporain Versailles 
Courtesy: Courtesy of the Artists Prix: 38 000€

Lucy & Joge Orta ont commencé à expérimenter des bouteilles d’eau recyclées suite à une résidence au Caire (2009). Ici, ils ont rencontré les communautés Zabaleen désormais menacées qui gagnent leur vie en tant que «gens des ordures» non officiels de la ville, recyclant 80% de ce qu’ils collectent. La bouteille d’eau incarne non seulement l’inégalité d’accès à l’une de nos ressources les plus vitales, mais sert également de matériau de construction respectueux de l’environnement. Orta a expérimenté l’assemblage de bouteilles ensemble et les enduit d’une résine, ce qui a conduit à la série Clouds, présentée pour la première fois à Versailles (2011).

Cet ensemble d’œuvres comprend des abris et des sculptures présentés au Yorkshire Sculpture Park (2013), ainsi que l’installation monumentale Cloud | Meteoros (2013), une commande pour la gare internationale de Londres St Pancras. Le titre de la série fait référence non seulement à la ressemblance physique avec les nuages, mais aussi au cycle naturel de l’eau, qui pourrait être affecté par le changement climatique et la pollution.

« …Le nuage peut être ainsi regardé, à l’invitation des Orta, comme un marqueur politique. Les nuages fétiches réalisés lors de l’atelier de juin 2011 rappellent de leur stature imposante les rites primitifs qui accompagnent l’invocation de l’eau. La fabrication des nuages consacre la prise de conscience de ce don de l’eau. En même temps que s’imposera une gestion économique d’une denrée qui se raréfie, se fera jour une vision politique du partage de l’eau…. » 

Extrait du texte de Philipe Potié

AMAZONIA: ALLOSAURUS (FEMUR BONE, USA)

Date: 2010
Matériaux: Laquered glass, Royal Limoges porcelain fossil cast, enamel drawings -Piece unique 
Dimensions: 60 x 85 x 20cm 
Exhibition history: 2011 Gallery Motive Amsterdam, Holland
Courtesy: Courtesy of the Artists Prix: 15 000€

Les fragments de vie en porcelaine sont aussi tendres que précieux, rappelant les merveilles de structures et de formes d’un passé révolu et du présent. Ce sont des moulages de spécimens appartenant aux collections du Muséum d’Histoire naturelle : en l’occurence, l’os d’un membre du dinosaure Allosaurus. Les os sont memento mori, des rappels de la mort, bien que les fleurs, les papillons et les insectes qui les parsèment évoquent le cycle de la vie, la beauté et la richesse de notre planète. Dessiner peut être considéré comme l’acte de la vie même. Il y a là une mélancolie sous-jacente de la fin des temps et le souffle brûlant de l’extinction. Nous sentons bien, à travers la surface miroitante de la vitrine, que nous n’existons qu’un moment dans le cours du temps, et cela nous pose question sur notre arrogance envers la nature et la nécessité d’agir avec elle plutôt que contre elle.

Perpetual Amazonia Certificate of Moral ownership

Le certificat de propriété morale Perpetual Amazonia est un titre foncier symbolique (un acte) sur un hectare de terre dans la forêt amazonienne, qui a été divisé en 10 000 sous-parcelles. Un certificat accompagne chaque œuvre de la série Amazonia et constitue un document légal qui géo-localise l’emplacement exact d’une sous-parcelle d’un mètre carré. L’acte décrit les caractéristiques naturelles de la parcelle avec les organismes et les espèces qui y résident et décrit les obligations morales du titulaire du titre pour une période de deux générations, avec un minimum de propriété de 60 ans. Lors de l’acquisition d’une œuvre d’art, le certificat confère automatiquement au titulaire de l’acte le droit de devenir le dépositaire d’un fragment d’un ensemble plus vaste.

AMAZONIA: AEPYORNIS (ELEPHANT BIRD EGG, MADAGASCAR)

Date: 2010
Matériaux: Royal Limoges porcelain fossil cast, enamel drawings. Piece unique dans une série de 10 oeufs
Dimensions: 35 x 25 x 25cm  
Exhibition history: 2012 Domaine de Chamarande, France; 2011 Motive Gallery Amsterdam, The Netherlands 
Courtesy: Courtesy of the Artists Prix: 4 000€

L’oeuf en porcelaine royale de Limoges est un moulage d’après un spécimen appartenant aux collections du Muséum d’Histoire naturelle de Londres : l’oiseau éléphant Aepyornis. Si les os sont memento mori, des rappels de la mort, l’oeuf, lui, tendre et précieux, représente la naissance, le début de la vie, autant qu’il évoque les structures et formes merveilleuses de la nature depuis la nuit des temps jusqu’à aujourd’hui. Les fleurs, les papillons et les insectes qui émaillent ces oeuvres se réfèrent au cycle de la vie comme à la beauté et la richesse de notre planète. Dessiner peut être considéré comme l’acte de la vie même. Il y a là une mélancolie sous-jacente de la fin des temps et le souffle brûlant de l’extinction.

Perpetual Amazonia Certificate of Moral ownership

Le certificat de propriété morale Perpetual Amazonia est un titre foncier symbolique (un acte) sur un hectare de terre dans la forêt amazonienne, qui a été divisé en 10 000 sous-parcelles. Un certificat accompagne chaque œuvre de la série Amazonia et constitue un document légal qui géo-localise l’emplacement exact d’une sous-parcelle d’un mètre carré. L’acte décrit les caractéristiques naturelles de la parcelle avec les organismes et les espèces qui y résident et décrit les obligations morales du titulaire du titre pour une période de deux générations, avec un minimum de propriété de 60 ans. Lors de l’acquisition d’une œuvre d’art, le certificat confère automatiquement au titulaire de l’acte le droit de devenir le dépositaire d’un fragment d’un ensemble plus vaste.

AMAZONIA EXPEDITION DRAWINGS

Date: 2009 – 2010  Ref: Bones
Matériaux: Pencil, pigment ink, watercolour on Fabriano paper 
Dimensions: 56.5 x 76cm (unframed). 80 x 60 x 3cm ( box framed) Courtesy: Courtesy of the Artists
Prix: 4 500€

Date: 2009 – 2010  Ref: Flowers
Matériaux: Pencil, pigment ink, watercolour on Fabriano paper 
Dimensions: 56.5 x 76cm (unframed). 80 x 60 x 3cm ( box framed) Courtesy: Courtesy of the Artists
Prix: 4 500€

Date: 2016  Ref: Amazonia Life Guard
Matériaux: Pencil, pigment ink, watercolour on Fabriano paper 
Dimensions: 56.5 x 76cm (unframed). 80 x 60 x 3cm ( box framed) Courtesy: Courtesy of the Artists
Prix: 4 500€

Date: 2009 – 2010  Ref: 5512
Matériaux: Pencil, pigment ink, watercolour on Fabriano paper 
Dimensions: 56.5 x 76cm (unframed). 80 x 60 x 3cm ( box framed) Courtesy: Courtesy of the Artists
Prix: 4 500€

Date: 2009 – 2010  Ref: 5520
Matériaux: Pencil, pigment ink, watercolour on Fabriano paper 
Dimensions: 38 x 56.5 cm (unframed). 42 x 60 x 3cm ( box framed) Courtesy: Courtesy of the Artists
Prix: 2 600€

Perpetual Amazonia Certificate of Moral ownership

Le certificat de propriété morale Perpetual Amazonia est un titre foncier symbolique (un acte) sur un hectare de terre dans la forêt amazonienne, qui a été divisé en 10 000 sous-parcelles. Un certificat accompagne chaque œuvre de la série Amazonia et constitue un document légal qui géo-localise l’emplacement exact d’une sous-parcelle d’un mètre carré. L’acte décrit les caractéristiques naturelles de la parcelle avec les organismes et les espèces qui y résident et décrit les obligations morales du titulaire du titre pour une période de deux générations, avec un minimum de propriété de 60 ans. Lors de l’acquisition d’une œuvre d’art, le certificat confère automatiquement au titulaire de l’acte le droit de devenir le dépositaire d’un fragment d’un ensemble plus vaste.

Art.Paris 2022

Art & Environnement

Stand G2

Les artistes présentés, explorent les sujets sociaux et écologiques à travers une grande variété de supports: sculpture, peinture, photographie, et dessin.

Lucy & Joge ORTA

(1966, Royaume-Uni) et Jorge Orta (1953, Argentine) 

L’oeuvre collaborative de Lucy + Jorge Orta explore les sujets sociaux et écologiques à travers une grande variété de supports : sculpture, peinture, photographie, vidéo, dessin, intervention éphémère et performance. Plusieurs séries sont particulièrement emblématiques de leur travail : Refuge Wear Body Architecture, des habitats portatifs minimums à mi-chemin entre architecture et habillement ; HortiRecycling, explore la chaîne alimentaire dans des contextes globaux et locaux, et 70 x 7 The Meal, le rituel ancestral du dîner et son rôle social dans les réseaux communautaires ; Nexus Architecture, imagine des modes opératoires alternatifs pour établir du lien social ; Ortawater Clouds, dont les oeuvres portent sur la pénurie d’eau ; Antarctica, qui concerne des problèmes relatifs à l’environnement, la politique, l’autonomie, l’habitat, la mobilité et les relations humaines ; Amazonia, sur la valeur de l’environnement naturel dans nos vies quotidiennes et sur la survie de la planète. 

Raphaël-Bachir OSMAN

Né en 1992, vit et travaille à Paris, Mulhouse, Berlin. 

« Raphaël Bachir Osman parle de peinture comme on s’émeut d’une amitié naissante et explore l’huile comme on tenterait d’en apprendre davantage sur un être bien aimé . Leur commune sympathie est née d’une plaisanterie. Il fallait alors peindre, qu’importe le sujet. » 

« Un motif persiste néanmoins : le ciel. Là aussi Raphaël-Bachir Osman n’en a que faire des limites et des cadres. Ce qu’il voit, c’est ce bleu qui, tel un leitmotiv, revient inlassablement. » 

Extrait de texte de Camille Bardin

Johanna REICH

Née à Minden, en Allemagne, en 1977.

Son travail s’articule autour de l’ère numérique, de l’identité, de la mémoire et du féminisme. 

Johanna Reich explore ces sujets depuis des années à travers la peinture, la vidéo, la performance, la photographie, la sculpture et les projections holographiques.

Le changement climatique fonctionne comme un sculpteur : la terre disparaît et la forme du littoral se transforme par la force de l’eau. Plus encore, notre activité est elle même sculpturale. Impliquant le réchauffement climatique, nos actions induisent dès lors une transformation du paysage : nous sculptons le monde en devenir. Climate Central, une organisation indépendante de scientifiques de premier plan, a créé une carte offrant des données en ligne et des cartes sur l’élévation du niveau de la mer pour 2050. Johanna Reich a réalisé des Polaroïds sur les côtes de la France, de la Belgique, des Pays-Bas.

Sarah TROUCHE

Née à Bordeaux, en 1982.

Sarah Trouche nous présente des oeuvres réalisées suite à ses voyages dans des territoires aux climats extrêmes, l’archipel de Svalbard en Arctique et la cité lacustre de Ganvié au Benin. L’artiste a pris le temps de récolter des histoires et d’appréhender leurs particularités géographiques. Elle y a réalisé des performances et a porté un regard sensible sans a priori. 

Nous sommes ainsi incités à nous refléter, à nous interroger sur ce que nous laissons en passant et en posant nos pieds lors de nos déplacements. Les interventions de Sarah Trouche se nourrissent les unes les autres, se relient ensemble et nous convient à nous décentrer pour envisager des relations horizontales entre des lieux éloignés. 

KRAKEN

Actuellement basé à Paris, fasciné par les corps et leurs métamorphoses liées à la vie et au temps qui s ‘écoule et la culture populaire, c’est à 11 ans que KRAKEN rencontre Vincent Chéry avec lequel il fonde le collectif RDLS en 2009. S’en suivront plusieurs années de recherche pour développer son dessin.

En 2012, pour échapper au sentiment d’isolement auquel le travail en atelier contraint, l’artiste entreprend de peindre seul dans la rue,au pinceau .

Ses pieuvres géantes se déploient aujourd’hui dans tout Paris, leurs interminables tentacules courant sur les façades et toits de la ville. Elles se fondent tout aussi bien dans la mer que dans la ville. 

Si les poulpes sont la partie la plus visible de son travail, ils ne représentent pas l’essentiel de son oeuvre : la plupart de son temps, le Parisien le passe à dessiner sur des feuilles de grands enchevêtrements noirs de personnages minuscules, sorte d’invasion moderne héritée du graffiti et de la BD. 

Il se concentre actuellement sur des instants de vie. Il regroupe des images populaires qu’il photographie ou sélectionne sur le net. En passant par des vieillards claudiquant avec un déambulateur ou caddie de courses à des personnes avec des physiques particuliers dans des images pornographiques, il veut souligner le temps qui passe et qui se ressent en détaillant au maximum les corps. Il s’en sert tels des modèles de nu étudiés dans les écoles d’art.

La série des « jouets tristes » lui offre la possibilité de valoriser des objets kitsch et de rendre justice à leurs créateurs et vendeurs en en faisant des objets d’art. Pour ce faire, il s’entoure d’artistes pluridisciplinaires pour en apprendre davantage sur la céramique, les mousses normalement utilisées en construction et autres procédés pour faire de ces objets du quotidien, des œuvres artistiques.

Kraken est un artiste au coup de crayon inégalable. Ses traits noirs précis, marque de fabrique de l’artiste, accentuent les vides et les pleins de ses sujets au même titre que les procédés de gravure des siècles passés. 

SANS MOBILE APPARENT /Bertrand Flachot

4 MAI-28 MAI

A partir d’une relation privilégiée au paysage, Bertrand Flachot à pu créer un territoire mental ou peut se developper les conditions d’un language graphique, poétique sans mobile apparent. A travers toute une série d’installation et de dispositif il explore les différentes étape de cette quête liberté. 

 «Un continuum comme un murmure, qui ne finit pas, semblable à la vie, qui est ce qui continue, plus important que toute qualité. Impossible de dessiner comme si ce continu n’existait pas. C’est lui qu’il faut rendre.»

H.Michaux, Emergences-résurgences.

Bertrand Flachot est en quête permanente de nouvelles formes du dessin, par son geste. Au fil de son long cheminement d’expérimentation de nouvelles techniques, de nouveaux supports, son trait s’est épuré pour devenir un dessin linéaire qui s’apparente de plus en plus à une écriture en constante expansion. Son travail est aujourd’hui à la croisée du dessin, de la photographie et de l’installation pour mieux explorer ce flux continu dans l’inflation du geste graphique où se délie le double sédiment étymologique du mot graphein: dessiner et écrire.

Vues d’exposition

Oeuvres

Premier(s) Chant(s)-2019 145cm x 193cm Dessins à l’encre et gouache sur impression jet d’encre pigmentaire, marouflé sur toile à peindre. 2 carnets de dessin fixation métallique, fils de cuivre émaillé noir. 

Géo-délocalisation-2020 61cm x 44cm Tirage encre pigmentaire fine art, travaillé d’un dessin à l’encre. Contre collé sur alu, cadre en bois blanc ciré. 

Bobines-2021 70cm x 50cm x p 40cm Tirage encre pigmentaire fine art, travaillé d’un dessin à l’encre et acrylique, marouflé sur toile à peindre. 

Enluminures-2021 Diptyque, 40cm x 50 cm (X2) Gouache sur tirage jet d’encre, papier fine art. Encadrement, contre-collé sur alu blanc en débord. 

« Tous comptes faits-2019 Installation Photo; Tirage encre pigmentaire fine art, travaillé d’un dessin à l’encre. Contre collé sur alu, cadre en bois blanc ciré. 43 cm x 60 cm Installation Chaise en bois peinture satinée noire, 2 carnets de comptes manuscrits et un journal de l’artiste + fils de cuivre.