ANTOINE CARBONNE

Livio, 2017, 130 * 130 cm. Gouache sur papier. 

Antoine Carbonne est un peintre français vivant à Bruxelles.

Il est diplômé des beaux arts de Paris en 2011, et a également pris part à une année d’études au Hunter College de New York en 2009. Depuis la fin de ses études, il s’est d’abord installé à Paris puis a déménagé à Bruxelles, et son activité se partage désormais entre ces deux villes.

Il a participé à de nombreuses expositions en Europe, au MuhKa d’Anvers en 2018, au musées des Beaux arts de Bruxelles en2021 ou à la Villa Noailles par exemple ainsi qu’aux Etats-Unis à la galerie Rachel Uffner. Il collabore régulièrement avec la maison Hermès pour des décorations et des pièces textiles.

www.antoine-carbonne.com

@carbonneantoine

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CORINE BORGNET

BORGNET CORINE / La Vilaine grosse mouche, 2019, Os, 12 x 14 cm / Courtoisie Galerie Valérie Delaunay. 

Corine Borgnet est représentée par la galerie Valerie Delaunay à Paris.

Elle vit et travaille à Paris et expose régulièrement en France et à l’étranger. Outre ses expositions personnelles (sélection) à la galerie Valérie Delaunay – Paris : « Le dernier souper » (2020) et « Amours éternels » (2019), au Musée Dali – Paris (2019), à la galerie The Phatory – NY (2007 et 2006), aux Nations Unies – NY (2005), à l’Alliance française de Columbia University (2002), son travail a été présenté à l’occasion d’expositions collectives (sélection) au Centre d’art de Comines- Warneton – Belgique (2020), au Musée des Arts décoratifs – Paris à l’occasion de l’exposition Marche et démarche (2019), au Musée d’Art Moderne de Paris (2019), au Centre d’Art Georges V de Pékin (2019), Anatomy of a Fairytale à Pornback – Allemagne (2018), au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg (2016), à la biennale Hybride 3 (2014) ainsi qu’à l’ Institute of Contemporary Arts in London (2001) et ArtistSpace in NY (2001). Elle a participé au salon DDessin, au Salon de Montrouge et en 2020 à la foire Galeristes.

www.corineborgnet.com

@corineborgnet

#bone #os #secondchance #resilience #vanity #cabinetdecuriosité #lastsupper #derniersouper #vanityshoes #conditionhumaine #croyance #protection

MIREILLE BLANC

BLANC MIREILLE / Tapis, Mireille Blanc, 2019, huile et spray sur toile, 48 x 33 cm / Courtoisie Galerie Anna-Sarah Benichou 

Née en 1985, Mireille Blanc a étudié aux Beaux-arts de Paris, dont elle est diplômée en 2009, et à la Slade School of Fine Arts à Londres (2007).

Son travail a été récemment présenté lors d’expositions personnelles à la galerie Anne-Sarah Bénichou (2020, Paris), au FRAC Auvergne (2018, Clermont-Ferrand), à la galerie The Pill (2019, Istanbul), au centre d’art de Grand Quevilly (2018). Et, parmi les expositions collectives, à la Galerie Praz-Delavallade (2020, Paris), au Musée Rolin, (2020, Autun), à la Galerie Jean Brolly (2020, Paris), à Zoo Galerie au Lieu Unique (2019, Nantes), à la Purdy Hicks Gallery, (2019, Londres), au Manoir-Centre d’art (2019, Mouthier-Haute-Pierre), au Musée Crozatier (2019, Le Puy-en-Velay) et au Musée des Beaux-arts de Dole (2017).

Elle est représentée par la galerie The Pill (Istanbul), et Anne-Sarah Bénichou (Paris), et est lauréate du Prix de peinture Novembre à Vitry en 2016.

www.mireilleblanc.com

@mireilleblancstudio

#peinture #painting #photography #detail #fragment #stilllife

SOOKOON ANG

ANG SOOKOON / Immortality, Sookoon Ang, 2018, ballons PVC, feuilles plastique, approx. 110 x 90 x 20 cm + 50 cm de diamètre de la sphère (édition de 5) 

Sookoon Ang vit et travaille à Singapour et en France.

Elle est diplômée de la School of Visual Arts de New-York et a résidé à la Rijksakademie d’Amsterdam, ISCP, Studios at MASS MOCA parmi d’autres résidences.

Ses expositions importantes récentes incluent « Inside » au Palais de Tokyo ; Art Basel Hong Kong ; la Biennale de Singapour ; Paris Scope :Sookoon Ang à la Mixed Greens Gallery, New York ; Asurdistan, OV Gallery, Shanghai ; Future Proof, Singapore Art Museum. Ses films et vidéos ont été projetés dans des festivals d’envergure internationale comme au Festival du Films sur L’Art à Montreal, à l’International Film Festival de Rotterdam, l’International Short Festival à Oberhausen et le Fribourg International Film Festival.

www.sookoonang.com

@sookoonang

#sculptureinstallation #videoart #videoinstallation #nonobjectiveart

#metaphysicalart #metafictionart #airplastic #éphémère

RAPHAËL BARONTINI

Le Chevalier Saint-Georges, Raphaël Barontini, 2017, acrylique et sérigraphie sur bois, ajout d’objets, 88 x 52 cm. 

Raphaël Barontini, né en 1984 en France, est diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris et a aussi étudié au Hunter College of Art de New-York. Il vit et travaille à Saint-Denis, en région parisienne.

Il est représenté par les galeries Mariane Ibrahim à Chicago (USA), The Pill à Istanbul (Turquie) et Espai Tactel à Valence (Espagne). Le travail de Raphaël Barontini à été montré dans des Biennale Internationales comme à Lima (Pérou), Bamako (Mali), Thessalonique (Grèce) et Casablanca (Maroc).

Institutionnellement, en France, il a exposé au MAC VAL à Vitry, au C.A.C La Traverse à Alfortville, aux Abbatoirs de Toulouse, à La Maison des Arts de Malakoff, au MIAM de Sète ou encore au Centre d’art du Cyclop à Milly-la-forêt.

Aux Etats-Unis, il a récemment bénéficié de deux expositions personnelles dans les institutions du SCAD Museum of Art à Savannah ainsi qu’au Centre d’Art Texan, Fort Worth Contemporary Arts. Il a également réalisé une large installation au Museum of African Diasporas à San Francisco.

Il vient de clôturer une résidence de 7 mois au sein d’une tannerie à Singapour invité par LVMH et son programme de résidence Métiers d’Art.

www.raphaelbarontini.art

@raphael_barontini

#figurehistorique #caraïbe #frenchhistory #contrehistoire #sérigraphie #monument #creolisation #hybridation #célébration #carnaval

Johanna Reich

Née à Minden, en Allemagne, en 1977, son travail s’articule autour de l’ère numérique, de l’identité, de la mémoire et du féminisme.

Johanna Reich explore ces sujets depuis des années à travers la peinture, la vidéo, la performance, la photographie, la sculpture et les projections holographiques.

Elle a été la bénéficiaire de nombreuses bourses et Prix nationaux et internationaux comme le Nam June Paik Award, le Prix d’excellence du Japan Media Arts Festival (Tokyo), le Media Art Award NRW et le Konrad-von-Soest Prize. 

A participée à plusieurs résidences d’artistes en Roumanie, aux Etats-Unis, au Luxembourg et en Espagne. Ses œuvres sont entrées dans des collections internationales comme la Jerry Speyer Collection New York, la Goetz Collection Munich ou la Collection du Musée Ludwig Cologne.

CURRENT & UPCOMING:


UN INSTANT VOLÈ. Galerie Marguerite Milin ParisSeptember 4 – September 28, 2021
LOST PLACES Intervention in urban space, City C LeverkusenAugust 27  – October 31, 2021
ART PARIS.
Resurface – rewriting historySeptember 8 – September 12, 2021
ME AND MY MACHINE Lehmbruck MuseumSeptember 19 – March 27, 2022
ANDERS NORMAL! Revision einer SehschwächeMärkisches Museum WittenOctober 2 – January 30, 2021

CV Johanna Reich

RESURFACE II

Réhabiliter les femmes artistes effacées de nos livres d’histoire, voilà tout l’enjeu de Resurface I & II

Projet qu’elle mène depuis plusieurs années, Johanna Reich met en lumière les femmes artistes du 19ème et 20ème siècle et cet curieux paradoxe qui veut que la majorité d’entre elles, malgré la reconnaissance dont elles ont bénéficié de leur vivant, aussi bien de leurs pairs que du public, ont étrangement disparu aujourd’hui de notre mémoire collective et d’une certaine Histoire officielle de l’Art. À partir de multiples sources d’archives, Johanna Reich a débusqué plus de quatre cents femmes artistes de toutes nationalités qui ont eu de leur vivant une grande influence sur leurs contemporains. Johanna Reich a mis à profit les ressources offertes par internet en numérisant les portraits, biographies et œuvres de nombre d’entre elles. La présence progressive de ces femmes artistes sur internet esquisse ainsi un tout autre paysage de la création des 19ème et 20ème siècles que celui qui est enseigné et transmis depuis des décennies. 

Dans RESURFACE II, par le biais de la photographie et de la vidéo, Johanna Reich joue subtilement de plusieurs registres, analogique et digital, physique et numérique, tels ces tirages en grand format de portraits de femmes artistes qui sont issus de polaroids scannés au premier stade de leur développement, ce moment précis où les contours deviennent à peine perceptibles, entre présence et absence.

PHOENIX | ON FIRE

DVCPRO HD, 3`20, 2013

Le travail PHOENIX | ON FIRE appartient Le travail en feu | Phoenix appartient à la série de peinture vidéo et traite du lien entre la peinture et la vidéo dans le processus de travail de l’artiste. «Phoenix» pose la question de la couleur en tant que matériau, plus précisément: la couleur numérique – la couleur de la lumière.


Contrairement à une peinture sur toile, la vidéo est un support malléable, dont la force se manifeste dans la taille et la forme de l’emplacement respectif. Phoenix | On Fire n’est pas seulement montré dans l’espace d’exposition, mais – avec un vidéoprojecteur portable – dans l’espace public et se connecte, projeté sur des murs ou des objets, avec sa surface de projection.

HD, 1 « 00, 2013 Vidéo à canal unique «Esse est percipi – Être, c’est être perçu.» (George Berkley, Les principes concernant la connaissance humaine, 1710) L’artiste trace une ligne sur une surface blanche. La ligne révèle le horizon: il sépare la mer du ciel. La vidéo sera diffusée via des autocollants QR code dans la ville. Le code peut être scanné par une application pour smartphone qui mène directement au site Web où la vidéo peut être regardée. Horizon révèle une nouvelle perspective – mais seulement si vous regardez de près. Sur le petit écran du smartphone ne peut être vu qu’au deuxième coup d’œil est les vagues peu profondes de la mer. En diffusant via des QR codes la vidéo «horizon» de l’exposition espace avec l’écran du téléphone portable et se rapproche du public espace. Le petit écran du smartphone comme «écran mobile» ouvre la vue de l’immensité de la mer d’un nombre infini d’endroits où le web mondial et ainsi la peinture vidéo est disponible. LIEN VIDÉO: https://www.youtube.com/watch?v=mOZqHgtO5bs

DDESSIN-2020

Bertrand Flachot

Au fil du temps et des expériences son trait s’est transformé en un tissage mouvant toujours en renouvellement, toujours en extension. Ce geste sans fin devient dès lors la dimension fondamentale du dessin dont le seul motif est son propre vagabondage, par delà tous les supports possibles, en un « continuum comme un murmure, qui ne finit pas, semblable à la vie, qui est ce qui nous continue, plus important que toute qualité ». Emergences-résurgences, Henri Michaux. 

Bertrand Flachot Dossier & oeuvres Ddessin 2020

Marc Molk

les calligrammes de Marc Molk, mettent en formes des textes souvent classiques, parfois en jouant d’une forme d’humour mais souvent en faisant prendre à la forme du dessin le contre-pied du texte. La finesse de leur réalisation place le spectateur-lecteur dans un double rapport de réception de l’oeuvre. Difficilement lisibles dans les faits malgré la clarté des mots formés mais du fait de la complexité des formes et de la petitesse de l’écriture, le texte à lire est tout de même « là », devant nous, « à lire », à interpréter autant qu’à regarder. Les calligrammes de Marc Molk opèrent à la fois une dissociation et une fusion de deux ordres, l’ordre raconté et l’ordre montré. Chaînon manquant entre l’écriture et la forme, le langage et l’image, ils abolissent cette barrière et démontrent combien l’écrivain et le plasticien ne forment qu’un seul et même artiste, interlope et parfaitement cohérent à la fois. 

Marc Molk, Dossier & oeuvres. Ddessin 2020

Camille Cottier

La réalisation des bonshommes, part d’un travail instinctif qui s’est révélé être obsessionnel. Ils ne sont pas la pour parler d’un évènement précis, ils seraient plutôt une accumulation d’émotions, d’angoisses, de peurs mais aussi de paix et d’espoirs. Ils peuvent témoigner d’une société contemporaine mais ils semblent également porter le poids d’un passé chargé. Ils sont mon défouloir. Ils prolifèrent, se superposent, s’accumulent mais ne sont pas concernés les uns par les autres ; ils ne se regardent pas entre eux, ils s’adressent à nous. Ils nous interrogent. Qui sommes nous, que fait on ? . Nous sommes en quelque sorte les spectateurs de notre public. Le positionnement frontal des personnages souligne cette dualité entre le spectateur et le dessin. 

Camille Cottier,
Dossier & oeuvres. Ddessin 2020

NUIT BLANCHE 2020

Musée des Art & métiers-Paris

Après le succès de l’édition passée, le musée des Arts et Métiers travaille avec la Galerie Marguerite Milin pour animer en couleurs la façade monumentale d’une manière inédite.

Sur une invitation de Marie Laure Estignard et d’ Asia Ruffo Di Calibra, une idée de Sarah Trouche, un cadavre exquis autour de la lanterne magique, oeuvre à trois mains du collectif Winter Story in The Wild Jungle avec la Galerie Marguerite Milin.

1000 dessinsréalisés pour l’occasion par Mia Brenguier et  Samson Contompasis animés par Anne Chpakovski​, sont projetés sur la façade du musée.

La lanterne magique

La lanterne magique est l’ancêtre des appareils de projection et particulièrement du projecteur de diapositives. Inventée au XVIIIe siècle par le père Athanase Kircher en Allemagne et par le père De Châle en France, elle permet de projeter des images peintes sur des plaques de verre à travers un objectif, éclairé à la lumière d’une chandelle ou d’une lampe à huile. Après plusieurs appellations successives, elle est nommée « lanterne magique » par le jésuite Francesco Eschinardi en raison de la fascination que ces images exercent sur le public.

Le collectif Winter Story In The Wild Jungle

Le collectif propose aux visiteurs amateurs d’art ou néophytes à faire un geste artistique. Pour reprendre la phrase de Paul Klee, « l’Art rend visible » : la compagnie a pour objectif de donner la parole à toutes les générations confondues afin de prendre position par leur corps dans un territoire donné. Favoriser une réappropriation et une réconciliation entre un groupe de population, une culture et une histoire communes dont nous nous écartons de plus en plus, est la démarche principale du collectif. Le collectif développe ainsi des créations aux formats hybrides, oscillant entre danse, performance, installation et film. Sensibiliser par des actions artistiques des enfants, adolescents, adultes et personnes non issus du milieu de l’art, participe à cette volonté de se réunir dans la construction d’une nouvelle histoire, empreinte de ses fondations, qui laisse à son tour une trace.

Après le succès de l’édition passée, le musée des Arts et Métiers travaille avec la Galerie Marguerite Milin pour animer en couleurs la façade monumentale d’une manière inédite.

ART-PARIS 2020 /Grand Palais

Soloshow de Sarah Trouche

Nommée Chevalier de l’ordre des Arts et des lettres en 2019 , Sarah Trouche est une artiste plasticienne française née en 1983 qui vit entre Paris et Bordeaux. Son travail s’articule autour de nombreux voyages et expéditions qui l’amènent à la rencontre de groupes allnt de la micro-société à des sociétés mondialisées. Elle y mène une réflexion critique qui révèlent les anomalies, les ambiguïtés et contradictions sociales et politiques qui s’y développent. Ses supports d’expression sont principalement la performance, la photographie et la vidéo. Son travail a intégré les collections de la JP Morgan, Sjberwin, Benenson collection , Mosquera collection, IADA fondation. 

« Apporter de la Lumière aux jours Sombres »2019

Message d‘espoir et action collective . Le même matin, le même jour, pas le même lieu mais le même soleil. 

Sarah Trouche a fait un appel sur les  réseaux sociaux  pour récolter des levers de soleil du monde entier, pris le même matin (action de se lever ensemble dans une dynamique commune). Au même moment, pieds nus, encrés dans la terre, elle captait en Ile de France ce même lever dans un miroir pour nous en renvoyer la lumière. Un temps prédéfini partagé ensemble, d’égalité, et de conscience de nos différences, de notre histoire.

Sur vingt-quatre heures elle reçut ces lever de Soleil venant des quatre coins du monde.

3 photos découlent de ce travail, elles fonctionnent ensemble ou séparément.

« Soleil » 2019

Dans la même démarche Sarah Trouche réalise les « Soleils ». Moulage d’une poitrine sur une surface chatoyante recouverte de cuivre, un matériau connu pour sa conductivité thermique, évoque l’idée solaire de renaissance, de ressource et d’énergie intérieure. Dans la spiritualité asiatique, l’acceptation de l’impermanence conduit à la liberté d’esprit, aux autres et à un monde perçu dans sa totalité. 

« Lune à l’autre »2020

En écho au travaux « Apporter de la Lumière aux jours sombre » et aux « Soleil », durant le premier confinement 2020, le 7 avril, Sarah Trouche à fait un appel sur les réseaux à l’occasion de la « super Lune » rose.

Elle propose à chacun  » que l’on prenne conscience que nos destins sont lié uniquement dans la tragédie de ce virus. » un diptyque en découle; « de lune à l’autre » ainsi que tout une série de « Lune ».

« Seule la femme qui gratte le sol semble totalement
étrangère à la folie des gens » 2019

Prenant acte de l’impact irréversible de l’activité humaine sur la constitution des sols, au point de le désigner par une nouvelle période géologique : l’ « anthropocène », de multiples penseurs se ré-intéressent à la figure profane de Gaïa pour penser la terre comme un « être vivant ». Gaïa s’oppose à la vision idéaliste d’une Nature perçue comme une entité qui se trouverait séparée de nous. Ce qu’expriment tous ces récits archaïques, c’est que nous sommes liés à l’ensemble des êtres vivants par la matière qui nous compose.Dans la mythologie grecque, Gaïa désigne la déesse de la Terre. Elle se caractérise par sa puissance à la fois destructrice et régénératrice. Le poète Hésiode en fait la maîtresse de sa cosmogonie, ou récit des origines. Il décrit l’ambivalence de cette « terre nourricière » et du « chaos primordial » duquel surgit et retourne toute forme, en un cycle de vie et de mort ininterrompu. 

Texte, Marguerite Pilven 

 » Cerceaux tressés  » 2020

La répétition, la ritualisation d’un geste est un aspect récurrent du travail performatif de l’artiste par lequel elle met en jeu sa capacité de résistance à la puissance d’un élément naturel (force du vent, froid), d’un environnement hostile ou dangereux. Cette radicalité du geste porte à la fois la marque de la détermination et de l’insoumission, mais également d’une folie de répétition où se protègent les plus vulnérables pour échapper à la folie des hommes. Les grands cerceaux de tresses brunes et châtains portent ce caractère ambivalent. Ils peuvent évoquer les travaux fastidieux de Pénélope échappant à l’angoisse d’attendre Ulysse par la récurrence d’un geste ; ou toute forme d’enfermement dans un mécanisme de répétition, entre aliénation et tentative de réparation. 

Texte, Marguerite Pilven

« Les échappées » 2018-2020

Animer une forme statique, sortir de la pesanteur de la matière, tel a depuis toujours été le déf des peintres et des sculpteurs. La science de la couleur – notamment l’incarnat – et celle du drapé a permis aux artistes d’insuffer du mouvement et de la vie à leurs figures peintes et sculptées. La série de bas-reliefs, L’échappée, a été réalisée à partir de corps de danseuses interrompus dans leurs mouvements. Elle revisite une tradition iconographique qui, du moulage en passant par le Saint-Suaire, a cherché à saisir l’énergie qui anime toute chose, par contact direct avec le vivant. L’empreinte, la couleur, l’animation de surfaces par la lumière ou le mouvement sont des composantes essentielles du vocabulaire plastique de Sarah Trouche. Souvent « épidermique », car situé à la jonction du dehors et du dedans, il accorde une importance toute particulière à la texture. Le grain et les tonalités des cuirs enveloppant les corps évoquent ceuxlui d’une peau dont ils semblent chercher à s’extraire, comme pris dans un mécanisme de mue. 

Texte, Marguerite Pilven

Action of Tetovo- Macedonoa 2012

En République de Macédoine, elle s’intéresse à la situation ubuesque de la ville de Tetovo dont la population est majoritairement albanaise et musulmane. Conjointement à la guerre et à l’éclatement de la Yougoslavie, la République de Macédoine proclame son indépendance en 1991. Tetovo l’albanaise se retrouve insérée dans le traçage des frontières macédoines. La ville, méprisée par les Macédoniens parce qu’elle est peuplée de « traitres », est littéralement délaissée.Les soldats engagés dans la guerre du Kosovo, aux côté de l’armée albanaise, sont considérés comme des mercenaires, des assassins, que le gouvernement macédonien contient dans une ville dont plus personne ne se souci. Leur existence est occultée, bloquée. Un isolement (sanitaire, social et politique) que l’artiste a souhaité mettre en lumière en collaborant avec une femme albanaise (Action for Tetovo – 2012).  Nue au sommet d’une montagne surplombant la ville. Sur son dos une femme, non voilée, dessine une cartographie personnelle de Tetovo, un plan symbolique marqué par la guerre et par la violence.Sur la peau, elle trace deux colombes faisant écho aux deux aigles présentes sur le drapeau albanais. Ensemble elles ont pris un risque (notamment celui de se faire lapider) pour dénoncer une situation inextricable.

Digging wishes South Korea_ Sarah Trouche 2012

À l’occasion de son premier voyage en Corée du Sud, Sarah Trouche pose l’inévitable question du rapprochement entre le Nord et le Sud. Elle se rend le long de la DMZ, une zone démilitarisée étendue sur quatre kilomètres qui sépare les deux territoires. Un no man’s land chargé de grilles, de barbelés et de murs, où viennent se recueillir les gens. Ils y déposent des rubans correspondant à des vœux ou bien des pensées symboliquement envoyées à leurs proches vivant de l’autre côté. En explorant les limites de cette zone ultra protégée, l’artiste découvre la frontière maritime. L’ouest de la Corée est sujet à de grandes marées qui génèrent de vastes territoires de boues. À marée basse, les deux pays sont quasiment connectés par la boue, sans qu’aucune frontière physique ne les sépare. Ces zones boueuses sont surveillées de près. Dans la boue sont disposées des ancres métalliques imposantes pour empêcher les bateaux d’accoster. 

L’artiste s’est discrètement introduite dans la boue afin de pouvoir se rapprocher le plus possible de la Corée du Nord. Elle y a enterré des rubans colorés afin qu’ils puissent réellement être récupérés par les habitants du Nord. Alors son corps est exposé, mis en danger, pour signifier une volonté commune de réunion. Le corps recouvert de boue apparait comme la jonction entre les deux rives. 

« Aido Wido » Institut Français de Cotonou, en collaboration avec le Centre  2019

Pièce en acajou et résine, réalisée lors d’une résidence au Centre, au Bénin, à Cotonoo.

Aido Wido, en Béninois représente l’arc en Ciel. Au pied de celui-ci le trésors serait la femme avec toute la symbolique  de la fertilité . Ce symbole vient s’encrer dans la terre, belle, précieuse et revoyant toute la lumière. Ont retrouve dans cette oeuvre deux thématiques chers à l’artiste, la femme et le territoire.

« DIDÉ » masque Gélede, Institut Français de Cotonou, en collaboration avec le Centre  2019

DIDÉ signifie littéralement élève toi en Yoruba. Ce titre renvoie au projet artistique protéiforme présenté par l’artiste Sarah Trouche : sa dimension poétique, politique et métaphorique. Sculptures inspirées de la tradition Gèlèdé (Sarah Trouche, Dide), appliqué révélant le regard des enfants sur leurs perceptions des femmes béninoises. 

Marc Molk DdessinParis

Avec ses calligrammes, Marc Molk met en forme des textes souvent classiques, parfois en jouant d’une forme d’humour mais souvent en faisant prendre à la forme du dessin le contre-pied du texte.