Sarah Touche au CAC La Traverse /6 février-28 mars

Cette exposition est une sorte de déambulation autour d’un corps sidéré qui souhaite se dépasser pour agir et s’impliquer. C’est un corps qui a envie de devenir acteur, actif et activé. Il y a donc à la fois cet arrêt, cette pause de vie, et ce questionnement, comment re-agir ? se réactiver ? se réengager en tantque regardant et que regardé ? L’action, le mouvement sont des gestes de réaffirmation engagée, de réaffirmation politique, de réaffirmation sociale. »Sarah Trouche

UNUM TOTUM / Nicole Tran Ba Vang

L’exposition UNUM TOTUM nous plonge au travers de trois thématiques dans le monde critique et futuriste que nous dépeint Nicole Tran Ba Vang.

(Re) Member Son film nous emmène en 2367; Après La Destruction est arrivée la période de La Grande Hésitation, l’unanimité  a décidé de changer radicalement l’organisation du monde et de faire évoluer l’humanité vers une société sans classe, ni race, ni espèce, ni hiérarchie. Comment l’humanité peut se réinventer s’harmoniser au mieux avec la nature et son environnement en dépassant l’idée des genres et à la suppression de toutes les grandes divisions binaires.

I would prefer not To, 2016

« J’étais encore incapable de voir les êtres de cette planète comme ils se voient eux-mêmes. Je m’y efforçais, mais sans réussir à autre chose qu’à voir en chaque habitant d’abord un homme, ensuite une femme, également gêné de le ranger artificiellement dans l’une ou l’autre de ces catégories… » Ursula k. Le Guin la main gauche de la nuit

Océans – vidéo; une allégorie à la vie et à ses immersions profondes tout en mêlant l’inquiétude d’un futur possible où l’homme achèverait de détruire ses propres ressources naturelles. L’espace figuré est celui de l’abandon par les indices d’une nature tentant de regagner ses droits sous l’eau. 

Les Corps Incertains – Alfonso Vallès

« Incertitude, instabilité

Les corps incertains

J’ai longtemps méprisé mon corps, je lui ai fait subir bien des outrages

j’ai longtemps vécu mon corps comme si j’y étais invité

Aujourd’hui encore je le regarde comme un corps étrange, étranger

Je pense mon corps dans le regard de l’autre qui me voit

Si je croise mon corps dans un miroir, je ne peux m’empêcher de le voir comme un autre, qui me regarde

Le « je est un autre » de Rimbaud me va comme un corps, comme un foutu gant

Le corps mis à l’épreuve, à toutes les épreuves

comme une mécanique que j’habite, une machine à sensation à émotions

Là, tout d’un coup le corps change

il fait un pas vers l’esprit.

Dans l’étreinte les corps se fondent, se confondent

Dans la mort le corps se fragmente se décompose »

Presse

https://www.beauxarts.com/grand-format/sarah-trouche-gardienne-du-monde/?fbclid=IwAR1LxxQs6uDFnr7KD9YIaiWXhcpoCdG_qVFfXAP1QG_cT6Rs2rVvCnw6D2E

Nuit Blanche 2019

Un Attrape-Soleil à Arts et Métiers

Attention les yeux. L’artiste Sarah Trouche crée un petit instant de magie avec son Attrape-Soleil, véritable performance sensuelle autour du corps et de la lumière. Aux côtés de trois danseurs de sa compagnie, l’artiste nous entraîne dans un ballet onirique et optique. Magnétique.

source : https://www.vogue.fr/culture/article/nuit-blanche-2019-meilleures-sorties-paris-gratuit?fbclid=IwAR1N24yxGjOdNUBGuWTRENvczQLovWcFtQHlVWY35yQjZCHWocx2fsnU54Q

EN SCENE SIMONE présente ZOÉ DUCHESNE  » POUPÉE OU L’INJONCTION DE LA FÉMINITÉ « 

Zoé Duchesne est une « Simone » car elle utilise son langage artistique  ( art contemporain : photographies, vidéos, performances) pour faire passer un message. La « beauté fatale » n’est pas une fin en soi et pourtant la femme est souvent (consciemment ou inconsciemment)  jugée sur son apparence, ses traits physiques, ses caractères sexuels secondaires, sa féminité… Et si le bannissement de ces codes permettait une renaissance ? Et si on remettait en question ce statut de la poupée ? #metoobyme

C’est ce qu’elle proposera dans cet happening / cette performance artistique de 45 min qui sera suivie de 15-20 min d’échange entre le public et l’artiste. Interroger notre rapport à cette société de consommation, à ce règne de l’image, à ce culte du corps et de l’hypersexualisation qui crée chez la femme notamment plus d’angoisses qu’on ose se l’avouer.

Pour des infos supplémentaires : www.enscenesimone.com

ALFONSO VALLES

BIOGRAPHIE / DÉMARCHE 

Joseph Alfonso Vallès est un artiste franco-espagnol né en 1961 à Paris . Il travaille entre Bagnolet en France et l’Aragon en Espagne.
Après ses études à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris de 1983 à 1987, il fréquente les ateliers d’artiste comme Pierre Carron, Piotr Kowalski et Christian Boltanski. 

1990 : Cofondateur de l’association Il Faut Le Faire, il a pour objet de susciter et de promouvoir des réflexions et des actions dans le champ de l’art dans un rapport direct à des territoires sociaux et à leurs contextes particuliers. Le premier projet IFLF fût un espace de recherche et de production au CHS de Ville-Évrard. 

Pendant dix ans, il monte avec l’association IFLF différents projets dans les collèges et lycées du Val-d’Oise, mais aussi dans des lieux où l’art n’est pas attendu (espaces urbains, hôpitaux), liant pratique artistique et démarche pédagogique. En 2000 il quitte l’association pour se consacrer à sa pratique personnelle. 

2001: Il découvre simultanément des mondes qui lui sont étranger: celui de la mode et du luxe. Au même moment ont lieux les évènements traumatiques du début du XXIe siècle. Les attentats du 11 septembre et, à la suite, l’invasion de l’Afghanistan par les troupes de la coalition l’ont particulièrement marqués. Il retient comme symbole fort les burqas des femmes afghanes. Jusqu’en 2003, il développe un travail critique autour de ce vêtement (travail plastique et photographique) en transposant sa symbolique de soumission à des objets de « vénération » occidentale. Il cherche à faire paraître ce travail dans la presse de mode. Seuls les journaux WAD Magazine en France et PAP Magazine en Finlande accepteront de publier ces images.


2004: Il expose Résistances, travail commencé en 1990 à partir d’une série de textes de René Char. Ce travail est réalisé à partir de résistances thermiques dans une ancienne gare de triage de la ville minière de Bytom en Haute-Silésie (Pologne), à quinze kilomètres de l’ancien camp de concentration d’Auschwitz. Ce travail, qui lie poésie, dangerosité du matériau utilisé (très inflammable) et le contexte géo-historique de l’exposition, est l’un des moments les plus émouvants de son parcours professionnel. 

2006: Quatre photographies d’Albert Londres dans le livre de Georges Didi-Huberman L’Invention de l’hystérie le ramènent à la peinture. Il fréquente assidûment la bibliothèque de l’hôpital de La Salpêtrière, où il répertorie l’iconographie photographique du professeur Charcot, qui donnera lieu en 2007 à sa première exposition de peinture JE(S).

2008: Il commence à peindre ses premières plaques de verre, qui sont comme un aboutissement vers l’isolement de la forme de plus en plus prégnant dans sa peinture, au détriment du support qui semble s’absenter. 

Le verre est une matière étroitement liée à la lumière; il concentre les effets de transparence. C’est également médium qui permet les reflets, suggérant un monde invisible sensible. Il utilise le verre et ses deux qualités antinomiques pour y peindre ses sujets, l’apport de la matière sur le verre permettant les jeux d’ombres projetées.

Artiste pluridisciplinaire, bien que sa pratique depuis une dizaine d’année soit majoritairement picturale, on retrouve dans son travail actuel une dynamique poétique liée à des matériaux qu’il pratique depuis vingt ans. Le verre, la transformation de la matière, la dynamique des corps, la confrontation interactive avec le lieu d’exposition sont pour lui des préoccupations qui, sous différentes formes, restent au cœur de sa démarche.

Quelques expositions : 

2008 : Galerie les hauts du Ru, Montreuil
2010 : Galerie Cinko, Paris
2016 : Galerie Hôtel Quatorze, Colmar
2017 : Marcket Art Fair Stockholm avec la Galerie Erik Axl Sund, Suède. 

2017 : Galerie Erik Axl Sund, Stockholm, Suède 

2017 : Galerie Antoine Villeneuve, Paris
2018 : Galerie Municipale de Bagnolet
2018 : Galerie Erik Axl Sund, Stockholm, Suède 

Depuis 2008 son travail figure dans des collections privées en France, Suède, Norvège, Italie et Espagne. 

BONSHOMME / CAMILLE COTTIER

Camille Cottier travaille la question de la représentation du corps et les questions d’identité.

La réalisation des bonshommes part d’un travail instinctif qui s’est révélé être obsessionnel. Ils ne sont pas là pour parler d’un évènement précis, ils seraient plutôt uneaccumulation d’émotions, d’angoisses, de peurs mais aussi de paix et d’espoirs.

Ils peuvent témoigner d’une société contemporaine mais ils semblent égalementporter le poids d’un passé chargé. Ils ne se regardent pas entre eux, ils s’adressent à nous. Ils nous interrogent. Qui sommes nous, que fait on ? Nous sommes en quelque sorte les spectateurs de notre public. Le positionnement frontal des personnages souligne cette dualité entre le spectateur et le dessin.

NICOLE TRAN BA VANG

Artiste plasticienne, Nicole Tran Ba Vang s’est d’abord fait connaître avec des images paradoxales dans lesquelles elle déshabille ses modèles en les habillant d’une seconde peau, les parant d’étranges « habits de nudité » interrogeant ainsi le culte de l’apparence et ce qu’il dévoile de nos préoccupations identitaires. 

S’inspirant des stéréotypes et des préjugés des médias de masse, elle détourne et met en abîme les codes culturels et esthétiques des médias de masse, nous invitant à explorer les fantasmes consuméristes d’une société de l’image et à questionner les représentations de la culture populaire et son influence sur nos goûts, nos valeurs, nos corps et nos esprits. Quelle est notre marge de manœuvre esthétique? Quelle est notre degré d’aliénation face aux modèles qui s’imposent à travers les médias?

A travers son film (re)member; court métrage de science fiction inspiré d’une nouvelle de Donna Haraway. et sa série de photographie, Nicole Tran Ba Vang s’intéresse aujourd’hui à la déconstruction du genre, au processus de désidentification de soi et la possibilité de se vivre multiple.

Pour ce projet elle travail et met en scène Sorour Darabi, un.e jeun.e chorégraphe iranien.ne, non binaire.

Kisui Nakazawa

Chaque jour, écrire un classique et dessiner une ligne en accentuent l’écriture et le dessin. Étant donné que l’écriture et le dessin sont les mêmes en production, « je suis enraciné ». Je veux créer quelque chose qui ressemble à une œuvre monochrome.

Né à Shizuoka, au Japon, en , 1987, issus d’une grande famille de calligraphes, fils de Eizan Naruse.

Après avoir étudié la calligraphie à l’Université Daitobunka à Tokyo, il a commencé à peindre sur du papier japonais Washi, explorant son propre style contemporain basé sur la calligraphie traditionnelle japonaise. 

Ses touches délicates, sa nuance subtile de couleurs monochromes et sa composition forte représentent son essence de beauté « Less is More » dans l’espace pictural.

Actuellement, il a contribué ses essais à la revue d’art « Bijutsu Shincho » avec son point de vue unique en tant qu’artiste cross-genre entre l’art et la calligraphie.

« Il existe également des limites entre les résumés et la calligraphie, à la fois d’encre et de papier japonais, mais les deux sont conformes à la qualité de la ligne, qu’il s’agisse de lettres significatives ou de résumés sans signification, mais ils sont à la base. La chose est la même. »

https://japantoday.com/category/features/lifestyle/a-new-generation-of-artisans-breathe-life-into-japan%25e2%2580%2599s-traditional-crafts