Camille Cottier

Née en 1990 à Paris. 

Diplômée des beaux Arts d’Angers en 2013, elle vit et travaille à Paris.

La réalisation des bonshommes, part d’un travail instinctif qui s’est révélé être obsessionnel. 

Ils ne sont pas la pour parler d’un évènement précis,  ils seraient plutôt une accumulation d’émotions, d’angoisses, de peurs mais aussi de paix et d’espoirs. Ils peuvent témoigner d’une société contemporaine mais  ils semblent également porter le poids d’un passé chargé. Ils sont mon défouloir. Ils prolifèrent, se superposent, s’accumulent  mais ne sont pas concernés les uns par les autres ; ils ne se regardent pas entre eux, ils s’adressent à nous. Ils nous interrogent. Qui sommes nous, que fait on ? . Nous sommes en quelque sorte les spectateurs de notre public.  Le positionnement frontal des personnages souligne cette dualité entre le spectateur et le dessin.

 Leur visage pourrait aussi bien être celui d’une femme ou d’un homme. Ils ne semblent pas avoir d’âge non plus. Ni enfant, ni vieillard ils semblent connaître aussi bien le passé que le futur. L’absence de poils et de cheveux renforce ce questionnement identitaire. Lisses, similaires mais pourtant pas identiques.

Les bonshommes, sont ensemble, en groupe, ils représentent une masse, une communauté. Pourtant il y a une chose que je n’arrive pas à savoir, s’agit il d’une communauté individualiste, figée et inquiète ? Ou au contraire d’une sorte de famille très unie, sereine et calme ?   Je me demande si ces observations  ne seraient pas plutôt une remise en question sur notre fonctionnement, notre mode de vie.

La sensation de masse est représentée par l’accumulation, la superposition des personnages. « Ils sont les uns sur les autres ». C’est à ce moment que l’aspect de motif apparaît. Le personnage se répète, indéfiniment. Il se répète  jusqu’à saturation, jusqu’à définir le format. Rien n’est décidé avant.  A force de se répéter le personnage devient motif. Il a le pouvoir du caméléon : Il se fond et se dissout dans son propre univers, jusqu’a presque disparaître a certains endroits. Parfois on ne le voit presque plus mais il est bien présent. Il est un motif qui se cache parfois mais nous fixe toujours.

V O I E (S) L A C T É E (S) / STEPHANIE VARELA

En choisissant de montrer des mères lactatrices sans leur enfant, dans l’intimité de leur corps de mères, Stéphanie VARELA se réapproprie ce thème pictural ancestral de la lactation en le modernisant de manière à la fois plastique et symbolique, donnant à voir la grâce de la féminité impérieuse et mystérieuse qui se met en place lors de cet âge d’or de la femme qui allaite. Elle y questionne le rapport de la femme à son propre corps lors de l’allaitement, dont elle suggère la part sombre aussi, celle qui raconte les peurs, les doutes et la souffrance qui peuvent accompagner ce moment de vie. 

Un regard contemporain sur la lactation, qui réactive notre réflexion sur un thème profondément humain et fondateur pour nos sociétés.

Stéphanie Varela

Stéphanie Varela est une artiste plasticienne française qui vit et travaille à Paris. Cinéaste, Docteur ès lettres en arts visuels et cinématographie, elle développe un univers, très pictural, qui questionne et met en scène le corps, au grès de différents mediums tels que la peinture, le film, les installations ou la photographie, qui est au centre du travail qu’elle présente aujourd’hui à la Galerie Marguerite Milin. 

L’intimité du corps féminin constitue le fil rouge de l’artiste qui explore dans cette nouvelle exposition le rapport à la maternité et plus particulièrement à l’allaitement maternel, sujet qu’elle vient épanouir sur différents supports allant de la peinture animée, technique dont elle s’est fait une spécialité (son livre, La peinture animée, entre peinture et cinéma, publié aux Editions de L’Harmattan en 2010, est le premier ouvrage consacré à ce sujet), à la performance, en passant par l’élaboration de différents objets qu’elle détourne pour mieux interpeller le spectateur. 

Son travail, toujours en relation étroite avec la lumière et la peinture, prend pour départ le réel pour le décontextualiser et l’emmener ailleurs, dans un jardin, toujours secret, où notre point de vue se déplace à la faveur du regard de l’artiste qui agit comme un filtre venant digérer et restituer des réalités ordinaires pour en proposer une expérience extra-ordinaire.

Stéphanie Varela, « LE container », résines et peinture à l’huile sur acier, 97 x 57 x 39 cm, 2019
Stéphanie Varela, « Le rituel », triptyque de 3 clichés photographiques perforés et installés en caissons de bois de bouleau rétroéclairés, 3 x (55 x 55 x 1,8 cm) , 2019

/Apporter de la lumière aux jours sombres/ SARAH TOUCHE

EXPOSITION DU 5 AVRIL AU 11 MAI

Crédit photos @Elena Groud

Ciel bleu, lever du soleil , terre vierge, notion d’infini.

Empreinte de l’homme sur la terre . 

Sol piétiné, usé pour laisser transparaitre qu’une surface plastique. 

Notion de consumérisme.

Geste collectif et mondial

Lever de soleil fraternel, tout le monde devient acteur.

Moment particulier de partage porteur d’espoir, 

tout renouveau est possible.

Telle une Sonnette d’alarme, voici la grande thématique que l’artiste Sara Trouche nous invite à explorer ensemble à travers son exposition. 

VUE DE L’EXPOSITION

Le choix des matières (Terre, plastique, coriandre , bronze ),  la couleur bleue en prédominance (Espoir, ciel, mer, terre, plastique)  et la lumière ( variance, espoir, croyance, renouveau) utilisé par l’ artiste on tous un sens bien précis dans notre société et notre inconscient.

VERNISSAGE

Crédit photos @Elena Groud

/Voyage dans l’intime de La Femme/ FREDERIQUE BARRAJA

Dans le cadre de la journée de la femme il a semblé comme une évidence pour la galerie Marguerite Milin, qui représente plusieurs artistes Françaises aux travaux engagés autour de la thématique du corps et de la femme,  d’exposer  la photographe  Frédérique Barraja.

« Avec le recul, je me rends compte que mon travail a toujours été axé autour de la femme ».
Frédérique Barraja, travaille autour de l’intime, sans jamais être impudique, elle essaie de briser les tabous. Libérer la parole grâce à ses photos drôles et touchantes.

Pour cette exposition deux thématiques sont abordées. Chacune inspirée à la photographe, par des expériences personnelles.

Suite à un déboire amoureux, née le projet « Fuck you Kris », s’amusant du regard des hommes sur la femme après les fatidiques 40 ans »

Le plaisir solitaire est aussi à l’honneur, une femme en 2019 peut enfin assumer se satisfaire elle même?

Série Fuck You Kris


Les Branleuses


Vernissage

Vue de la galerie

F


Frédérique Barraja


« Avec le recul , je me rends compte que mon travail a toujours été axé autour de la femme ».Frédérique Barraja, travaille autour de l’intime, sans jamais être impudique, elle essaie de briser les tabous. Libérer la parole grâce à ses photos drôles et touchantes. 

Diplômée de l’Art School en Californie en 1990, Frédérique Barraja fait ses premiers pas de photographe dans l’industrie du disque. Puis sa rencontre avec Luc Besson la fait basculer dans le cinéma. Elle photographie les coulisses d’une trentaine de films, travaille dix ans avec Claude Miller, mais aussi avec Walter Salles, Gus Van Sant, Olivier Assayas, Cuaron, Wes Craven, Luc Besson, Hervé Mimran, Bruno Solo…Elle publie deux livres sur les tournages de films, et plusieurs expositions.

Durant sept ans Frédérique Barraja collabore avec les magazines de cinéma Studio et Première. Elle réalise aussi des portraits d’écrivains, de chanteurs, d’acteurs pour la presse, comme cette fameuse série:  « Les stars et leurs enfants » (une exposition au Bon Marche et  12 pages dans Paris Match). 

 Toujours en argentique, avec de la lumière naturelle, elle sait capter l’instant présent, l’émotion.

Je me suis toujours exprimée par l’image. « Enfant je m’enfermais dans ma chambre noire pour avoir la paix ». »Au début photographier les femmes c’était de la pure esthétique, instinctif, j’aimais la forme féminine, les courbes, le grain de la peau que j’essayais de mettre en valeur avec l’argentique, j’aime la matière. »Frédérique Barraja n’a pas décidée d’être féministe, « ça c’est imposée à moi car je suis une femme et j’ai horreur de l’injustice. »C’est devenu presque une obsession, libérer la femmes de ses tabous, de ses complexes. Je suis partie autour du monde photographier les femmes: des africaines du sud séropositives dans les townships, les mères isolées et les orphelinats à Mexico, j’ai suivi Francine Leca, qui opère à cœur ouvert des enfants…Je trouve les femmes courageuses et touchantes, avec leurs maladresses, leurs défauts, mais toujours avec élégance. Souvent pas libre, trop tournées vers leurs partenaires, leurs enfants, elles s’oublient parfois. D’où la naissance de mon projet « Les Branleuses! », se reconnecter à soi-même, se toucher, identifier ses désirs, ses fantasmes, son plaisir. »

En 2017 elle travaille sur la série « Fuck you Kris ». Une réflexion sur la place de la femme, et du désir qu’elle inspire aux hommes, après 45 ans!

voir Fuck you Kiss

Les Branleuses

Daniel Aulagnier

Lorsque Daniel Aulagnier apparaît sur la scène artistique, dans les années 70, à l’époque des performances, ses « tragi-technies » et autres « hard » système le conduisent à invertir son propre corps dans des processus et des dispositifs paratechnologiques. Par la suite, le corps n’a pas disparu, mais il s’est intégré métaphoriquement – il s’est extériorisé – à un corpus machinique  et dans le jeu des tensions et des forces qui s’y exercent.

N.H.

De l’intention à la formulation :

c’est parce que mon intérêt pour les signes antagonistes est toujours nourri d’une multitude d’exploitations physiques et d’approches métaphoriques que j’évolue régulièrement entre le monde de la technique et celui de l’art, que j’ai recours à différents formes d’expression graphiques. Ces divers modes de représentation offrent la possibilité de découvrir des systèmes de confrontation tout en maintenant un climat d’expérimentation.

Mes dessins ne sont donc pas uniquement esquisses ou projets mais possèdent leur identité propre. Bien que faisant partie intégrante de la scénographie dualiste, ils n’en demeurent pas moins des « récits parallèles », des révélateurs indépendants de combats de formes o% dominent les lignes d’action, de force ou d’attaque venue de cet ailleurs énergétique qu’est le blanc du papier et sur l’espace duquel s’élaborent, se construisent des figures emblématiques adaptable à certains événements ou situations.

D.A.

Sarah Trouche

Sarah Trouche is a French artist born in 1983. She continued her studies with the artist Jean Marc Bustamante, Jacky Chriqui and Guillaume Paris at the Beaux-Arts in Paris where she graduated in 2007.
She completed her training with artist Mike Kelley during a Master of Fine Art at the Art Center College in Los Angeles (2007) and then the Master of Performance Making at Goldsmith University in London in 2008. In 2008 Sarah Trouche created a collective of multidisciplinary European artists. More than 200 artists have joined the project ‘winterstory in the wild jungle’.
Her work as an artist consists in making the state of our societies through its small flaws. It revolves around numerous trips and expeditions that bring it to meet groups ranging from micro-society to globalized societies. She conducts a critical reflection that reveals the anomalies, ambiguities and social and political contradictions that develop there. His protean art is embodied in sculptures, photographs, performances and feature films: a thousand ways to engage in an exciting defense of the integrity of territories and women.
Performer, she uses her naked body as a means of expression, the artist has a word freed from all constraints, to be able to treat all subjects. Her concerns are political and societal, and she does not hesitate to go and meet those who are excluded or recluse and who lead double lives to survive. Her travels took her to the land of paradoxes and to talk about certain taboos. Albania, Japan, Miami and Martinique…
She is the winner of the Villa Medici Out Wall Grant in the living arts category with her project Arriba and participates in many group exhibitions in France such as ‘camera as release’ for Paris photo 2014, art center Le Lait, on 104, the Brownstone foundation, And abroad: Artbat fest Kazakhstan 2014 , Biennale de Marrakech 2014, OCAC Taipei, Armory régiment New York, galerie Hakusen Tokyo.
Her work has integrated the collections of the Jp Morgan, Sjberwin, Benenson collection, Mosquera collection, IADA foundation, FRAC MECA in 2021.
Sarah Trouche was named a Knight of the Order of Arts and Letters in 2019.


Sarah Trouche est une artiste plasticienne française née en 1983. Elle poursuit ses études avec l’artiste Jean-Marc Bustamante, Jacky Chriqui et Guillaume Paris aux Beaux-Arts de Paris d’où elle sort diplômée en 2007. Elle complète sa formation auprès de l’artiste Mike Kelley lors d’un Master Fine Art au Art Center College de Los Angeles (2007) puis du Master Performance making à l’université Goldsmith de Londres en 2008.

En 2008 Sarah Trouche crée un collectif d’artistes pluri-disciplinaires européens. Plus de 200 artistes se sont associés au projet «winterstory in the wild jungle». Son travail d’artiste consiste à faire l’état de nos sociétés à travers ses petites failles. Il s’articule autour de nombreux voyages et expéditions qui l’amènent à la rencontre de groupes allant de la micro-société à des sociétés mondialisées. Elle y mène une réflexion critique qui révèle les anomalies, les ambiguïtés et contradictions sociales et politiques qui s’ y développent.

Son art protéiforme s’incarne dans des sculptures, des photographies, des performances et long-métrage : mille façons de s’engager dans une défense passionnante de l’intégrité des territoires et des femmes. Performeuse, elle utilise son corps nu comme moyen d’expression, l’artiste possède une parole libérée de toute contrainte, à pouvoir traiter tous les sujets.

Ses préoccupations sont politiques et sociétales et elle n’hésite pas à aller à la rencontre de ceux qui sont exclus ou reclus et qui mènent, pour subsister, des doubles vies. Ses voyages l’ont menée sur des terres de paradoxes et à parler de certains tabous. Albanie, Japon, Miami et Martinique…

Elle est lauréate de la bourse Villa Médicis hors mur dans la catégorie arts vivants avec son projet Arriba et participe à de nombreuses expositions collectives en France telles que ‘camera as release ‘pour Paris photo 2014, centre d’art Le Lait, le 104, la fondation Brownstone, et à l’étranger : Artbat fest Kazakhstan 2014 , Biennale de Marrakech 2014, OCAC Taipei, Armory régiment New York, galerie Hakusen Tokyo.

Son travail a intégré les collections du FRAC Méca, de la Jp Morgan, Sjberwin, Benenson collection, Mosquera collection, IADA fondation. Sarah Trouche a été nommée Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres en 2019. 


​PRESSE

« Apporter de la Lumière aux Jours Sombres » exposition du 5 avril au 11 mai 2019

7 Enveloppes Charnelles

/ Exposition Collective du 10 au 30 novembre /

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KIMIKO YOSHIDA / NICOLE TRAN BAN VANG / ARNAUD  PYVKA

/ MARC MOLK / YANN PAOLOZZI / ZOÉ DUCHESNE

SEPT

1. Six plus un.
ENVELOPPES
1. Revêtement protecteur. Matière souple s’adaptant à une forme préexistante.

2. Pochette en papier, rectangulaire ou carrée, contenant ou destinée à contenir une lettre, une carte d’anniversaire ou un objet plat, mais léger.

CHARNELLES
1. Qui est de chair, qui appartient à la chair.

2. Qui relève de la condition terrestre, du monde matériel, qui rampe sur Terre.

3. Qui s’adonne volontiers au plaisir sexuel.

AP-Juillet-VEZIERES-3-2018- 80
Arnaud Pyvka

ecriture_le_veau-d_or_autoportrait
Kimiko Yoshida

MARC MOLK Histoire d'O : René serpentin, Marc Molk, 2016, calligramme, encre de chine sur papier-China Ink, 29,7 x 21 cm
Marc Molk

Pages extraites 2
Nicole Tran Ba Vang

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Sarah Trouche

YANN PAOLOZZI : NO LUGER_2018_Bois crayon-Pencil-wood
Yann Paolozzi

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Zoé Duchene